LA SANTÉ COÛTE CHER
Par Richard Natter
14/07/1999
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Depuis des années, nous entendons les mêmes litanies, les mêmes commentaires, à propos du coût exorbitant de la santé. Seulement voilà, personne n'ose s'attaquer à la racine du mal ! Je trouve un peu simplet de prétexter les sur-consommations de médicaments... Les frais excessifs et les dépenses inconsidérées, imputées aux seuls citoyens. En vérité, l'abcès qu'il faut crever, se situe en amont de toutes ces dérives. C'est à dire dans le microcosme des spéculateurs qui, sur le dos des malades, se remplissent les poches. Autrement dit, les intermédiaires, aussi inutiles que nuisibles.
Prenons un exemple très simple : les fruits et légumes ! Si vous allez acheter vos denrées directement chez le producteur, vous les payez entre quarante et cinquante pour cent moins cher. Pourquoi ? Parce que le cheminement de ces mêmes aliments, avant de terminer dans nos assiettes, passe entre les mains d'une pléiade d'intermédiaires qui se sucrent au passage ; il faut bien vivre n'est-ce pas ? Eh bien la santé c'est pareil. Les compagnies d'assurances... Les caisses complémentaires... Tout ce petit monde encaisse les primes et... se délecte avec les monstres bénéfices que les sommes produisent.
Alors, puisque la médecine a un besoin énorme d'argent, pour la recherche, l'amélioration des matériels, autant que son renouvellement, pourquoi ne pas réfléchir sur l'éventualité de tout lui confier ? Je m'explique. Au lieu de se voir retenir des pourcentages sur les salaires, ou, comme en Suisse, payer des assurances débiles obligatoires, ne serait-il pas plus judicieux de verser chaque mois, une somme directement aux organismes hospitaliers : hôpitaux, cliniques etc... ? J'en connais quelques uns qui commencent à faire la gueule !... Attendez, la suite n'est pas triste non plus ;-)) Ainsi, en fonction de nos envies, choisirions-nous d'être en cas de nécessité, hospitalisé en chambre individuelle ou commune ; dans un hôpital universitaire ou en clinique privée, peu importe.
En fonction de notre choix initial, et de nos revenus, un forfait individuel serait fixé, après un bilan de santé préalable ; donc, une étude clinique des risques potentiels réels. Non pas des fantasmes lubriques de certains toubibs, plus préoccupés par leur compte en banque que par nos problèmes de santé authentiques. De ce fait, tous les mois, chaque établissement hospitalier disposerait d'un revenu non négligeable, qui lui permettrait de faire face à ses besoins à tous niveaux : recherches, matériels, personnels etc... Ce qui, d'emblée, éliminerait l'aspect ignoble de médecine à deux vitesses. Car, en fonction des revenus de chacun, les barèmes seraient appropriés. Même une personne vivant avec un minimum, aurait à payer une somme, si dérisoire soit-elle.
Les centres hospitaliers pourraient, avec ces sommes mensuelles fixes, beaucoup mieux étaler et étoffer leurs programmes de recherches et surtout, permettre aux malades de bénéficier d'une prise en charge absolue, sans préalable ni condition. Car, en payant tous les mois sa part, le citoyen serait admis sans aucune restriction. De plus, en sa qualité de cotisant, il n'aurait plus rien à payer. Les soins, les médicaments, les ordonnances, tout serait gratuit. Car ce qui est odieux, voire pervers, c'est de payer des sommes obligatoires monstrueuses, avec, selon les statistiques, une probabilité de 1 à 2 % d'être un jour en position de malade. Alors, où passent les capitaux gigantesques qui ne servent pas à rembourser les soins engagés ? Dans les caisses des spéculateurs, naturellement !
En payant directement l'hôpital, éliminant du même coup les intermédiaires, chacun s'y retrouverait ; le coût de la santé avant tout ! Puisque de toute manière, l'argent que nous versons est perdu pour nous, autant qu'il serve à des causes nobles comme la lutte contre le SIDA ou le CANCER ? Plutôt que nous casser les bonbons avec les quêtes, qui ressemblent plus à du racket, pourquoi ne pas payer directement à celles et ceux qui se dévouent pour faire reculer les maladies ? Assez de grâce pour les pourris qui magouillent et se remplissent les poches. Puisque la justice est incapable de se montrer assez dure et impartiale à l'encontre des spéculateurs, en supprimant leurs sources de revenus, ils s'étioleraient d'eux-mêmes ! Pensez-vous que des scandales comme celui qui a sali l'ARC, ne sont pas de nature à étayer mes propos ?
Avant d'éclater de rire, faites donc les calculs... Les "shows médiatiques" en faveur de la recherche en général, rapportent combien chaque année ? Je n'ai pas les chiffres exacts mais je vais dire environ 800 millions de francs ; (français). Prenons une cotisation moyenne de 100 FF par assuré. Là encore, n'étant plus en France depuis dix ans, je vais dire une connerie mais j'essaie simplement de conforter mon dossier ; alors je vais prendre 30 millions de cotisants. Donc... 30 millions de fois 100 balles, ça fait combien ?... Aïe... Ma calculette explose !!! Ben oui, selon mes savants calculs, cela représente la bagatelle de 3 000 000 000 de francs par mois !!! Sur les 800 millions annuels, "récoltés" grâce à la générosité publique, combien parviennent réellement à destination ? En étant optimiste, je dirais 60 % ! Et le reste ??? Où va-t-il ? Là au moins, avec ma proposition, tous les mois, c'est la TOTALITÉ des sommes qui seraient versés à la médecine. Répartis bien entendu, sur chaque centre hospitalier, public ou privé !
Sans oublier qu'en plus, au lieu de cotiser tous les mois des sommes folles pour les intermédiaires, l'assuré n'aurait plus que 100 FF à sortir ! Directement du producteur au consommateur ! Ce n'est pas la santé qui coûte cher... Ce sont les requins qui s'engraissent sur son compte, nuance ! Comme je le disais plus haut, en cas d'hospitalisation, TOUS LES FRAIS seraient naturellement pris en charge par l'hôpital. Des dents en passant par les yeux, les prothèses, les examens... qui coûtent la peau des fesses, TOUT serait pris en charge par les centres hospitaliers ! Qui seraient enchantés d'offrir ENFIN, des prestations de qualité, sans aucune discrimination ! T'as du fric, tu peux être soigné... T'en n'as pas ?... Alors crève dans ton coin et ferme ta gueule !
Ah... Les toubibs !!! Alors, allez-vous me rétorquer narquois, vous les condamnez ? Que nenni, vous répondrai-je aussitôt ! Chacun est libre d'aller consulter le médecin de son choix. Sauf que là, au lieu de vous envoyer une facture démentielle, il la ferait parvenir à l'hôpital auquel vous versez vos cotisations. Ensuite, ledit centre hospitalier, lui rétrocéderait une partie de la somme facturée ; disons... 50 % ! Pour les médecins, plus de "quota" maximum... Plus non plus de "dépassements" d'honoraire... Encore moins "d'ordonnance" bidon ! Car, et c'est un aspect novateur de cette proposition, les médicaments nécessaires au diagnostic élaboré, seraient fournis par l'hôpital ; gratuitement toujours ! Donc, les "génériques", objet de tant de controverses, auraient enfin la place qui leur revient.
J'entends déjà certaines rumeurs clamer haut et fort la débilité de mes propos : " Alors ce sont les hôpitaux qui vont devoir tout payer " ?... Ne perdons pas de vue tout de même, que lesdits hôpitaux, encaisseraient tous les mois, la participation de la totalité des populations ! Parmi lesquelles, plus de quatre-vingt-dix pour cent, ne verront jamais la couleur d'un lit d'hôpital !!! Pourtant, grâce à leur contribution mensuelle, elles permettraient précisément, de couvrir les frais de celles et ceux qui hélas, ont besoin de soins et de traitements. Ne serait-ce pas de la solidarité ? C'est uniquement en basant mes calculs sur ces masses financières latentes, que j'émets cette idée. Il n'y a pas de raison que l'argent non utilisé pour couvrir les dépenses engagées, ne serve qu'aux seuls intérêts d'une minorité de spéculateurs. Là, ce fric servirait à une juste cause, puisque destiné à la recherche en général !
C'est condamner les pharmacies dans ce cas !! Ah bon... Je voudrais bien savoir pourquoi ? En effet, tout comme les médecins, les officines devraient se fournir directement auprès des hôpitaux, qui deviendraient une sorte de centrale d'achats. Le pharmacien achète ses produits, et les revend avec sa marge bénéficiaire ; point ! Le patient envoie sa facture à l'hôpital, qui lui rembourse aussitôt. Encore une fois, l'utopie n'est pas forcément là, où les personnes impliquées dans les magouilles actuelles voudront bien l'imaginer. Qui, mieux qu'un service hospitalier ayant un dossier en charge, peut être à même d'évaluer les besoins d'un malade ? En lieu et place des toubibs, ce seraient les hôpitaux qui auraient en charge l'élaboration des ordonnances. Fini les bakchichs et les dessous de table... " T'as vendu tant de médicaments de chez moi ?... Tiens... Voilà ta récompense ! "... Il serait temps de considérer la maladie avec la dignité qui convient ; non l'apparenter à une spéculation infâme pour une poignée de profiteurs.
A une époque ou il devient urgent de resserrer avant tout les liens entre les êtres humains, il conviendrait de s'interroger sur les disparités excessives. La médecine en général, est devenue un empire financier réputé inviolable et... intouchable. Qu'un médecin, un pharmacien, un assureur, gagne bien sa vie, je n'ai rien contre. Mais qu'à cause de cela, le quidam peu fortuné soit condamné à en subir les frais, pas d'accord ! Combien gagne un médecin, un pharmacien, qui s'engage bénévolement dans les associations comme Médecins ou Pharmaciens du Monde ? Pourtant, ils font le même boulot, non ? Sauf que l'argent n'est pas pour eux, l'objectif essentiel ; la santé passe avant tout ! En élaborant une forme de structure médicale équitable, en même temps que les frais inhérents à ces pratiques, les iniquités face au droit à la santé seraient amoindries.
De plus, et ce sera ma conclusion, à l'inverse des "fusions" et autres "mariages" de capitaux, en confortant et concentrant l'activité sur les centres hospitaliers, on a toutes les chances de produire des emplois ! Qui s'en plaindrait ? Pas les petits, c'est sûr ! Mais plutôt celles et ceux qui, éternels insatisfaits, verraient leurs revenus s'amenuiser ! Faut-il, pour satisfaire une minorité de requins, assouvir leur folie des grandeurs et étancher leur soif de notoriété, continuer à saigner les ouvriers ? Qui paye les déficits ?... Qui est-ce qui a toujours la main au porte-monnaie pour boucher les trous ?... Qui est-ce qui, enfin, y va de son obole, par esprit de solidarité ?... Alors, en cette fin de siècle, ne serait-il pas permis de rêver ? D'autant que cette proposition ne réclame AUCUN investissement ! Il suffirait d'une loi, pour une fois intelligente et humaine, pour que les écarts entre les classes soient abolis. En mettant du même coup, un terme à ces "quêtes" publiques, et aux dérives que l'on connaît !
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