LES MUSCLES
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Dans le tissu musculaire, ce sont les structures internes, protéines, qui lui confèrent l'aptitude à se raccourcir activement. C'est ce que l'on nomme la : CONTRACTILITÉ. La surface des muscles est recouverte d'une lame conjonctive, beaucoup plus résistante, appelée : FASCIA ou GAINE MUSCULAIRE. C'est dans le tissu conjonctif, entre les fibres et les faisceaux musculaires, que l'on trouve les FIBRES NERVEUSES et les CAPILLAIRES.
Il existe trois types de musculatures :
A) MUSCULATURE LISSE : Se compose de cellules fuselées, dont le noyau et central et allongé. Elle forme la couche musculeuse des vaisseaux et des organes creux ( estomac, intestins = mouvements péristaltiques). Sa contraction est lente, involontaire, rythmée et autonome sous l'influence du système nerveux végétatif.
B) MUSCULATURE STRIÉE : Composée de disques clairs, juxtaposés à des disques sombres, visibles au microscope, à faible puissance. Elle est constituée de longues fibres, renfermant de nombreux noyaux, situés à la périphérie. Sa contraction est rapide, dépend de la volonté, ne correspond à aucun rythme, est dépend du système nerveux cérébro-spinal.
C) MUSCULATURE CARDIAQUE : Possède des propriétés à la fois de la musculature lisse et de la musculature striée. Le noyau de la cellule est central, les fibres sont striées et elles sont interconnectées en réseaux. Les contractions cardiaques sont rapides, involontaires, rythmées et autonomes, sous l'influence du système nerveux végétatif.
Composition de la musculature :
a) Éléments contractiles : Composés de protéines.
b) Substances nutritives : Hydrates de carbone, glucose (liquide du sang), glycogène (stock du corps).
c) Colorant : La myoglobine (rouge), qui est la réserve en oxygène.
d) Déchets : Acide lactique, créatinine.
Quelques chiffres :
Le corps possède approximativement 640 muscles striés, dont voici à titre indicatif, quelques-uns des plus connus :
Muscles superficiels Face Antérieure :
1 = Frontal * 16 = Sterno mastoïdien * 17 = Trapèze * 18 = Deltoïde * 19 = Grand Pectoral * 20 = Grand Dentelé * 21 = Grand Oblique * 22 = Grand Droit * 23 = Biceps * 24 = Brachial Antérieur * 25 = Long Supinateur
Muscles superficiels Face Postérieure :
1 = Aponévrose épi-crânienne * 5 = Trapèze * 7 = Deltoïde * 11 = Triceps * 18 = Cubital Antérieur * 27 = Grand Dorsal * 30 = Grand Oblique * 32 = Grand Fessier
Muscles profonds Face Antérieure :
2 = Orbiculaire des paupières * 13 = Orbiculaire des lèvres * 15 = Sterno-cléido-mastoïdien * 20 = Scalènes * 22 = Intercostaux * 23 = Petit Pectoral * 24 = Grand Dentelé * 25 = Petit Oblique * 26 = Grand Droit de l'abdomen * 27 = Transverse * 28 = Coraco-Brachial
Le poids des muscles par rapport à celui du corps, est compris entre 40 et 50% chez les hommes et entre 30 et 40% chez les femmes.
Le muscle le plus gros est le " Grand Fessier " 1 kg :
Le muscle le plus large est le " Grand Oblique " 45 cm (N°43):
Le plus long muscle est le " Grand Couturier " 50 centimètres ; dans la photo ci-dessous, c'est celui qui forme un " V " au centre de l'image :
Le plus Petit muscle est le " Stapédien " 0.5 centimètre et il se situe dans l'oreille (Étrier) :
Les muscles, qui constituent la "Chair" de l'homme et des animaux, représentent près de la moitié du poids du corps. L'ensemble de nos mouvements dépend des muscles striés, qui sont rattachés au squelette et obéissent à notre volonté. Un muscle strié est capable d'un seul type d'activité : se contracter en tirant sur les os auxquels il est rattaché, grâce aux TENDONS :
Coupe d'un tendon Tendons de la main
Les muscles se répartissent par paires, dont les deux éléments sont antagonistes ; c'est à dire qu'ils fonctionnent en OPPOSITION. S'il y a un muscle pour lever la jambe, il y en un autre pour la baisser.
Le premier peut agir dans un sens et le second dans l'autre sens ; mais quand l'un se contracte, l'autre se relâche automatiquement, ce qui permet au premier de faire son travail :
Contraction Bras : Contraction Jambes :
Mais ceci n'est qu'une simplification de la réalité. Car dans la plupart des cas, les muscles fonctionnent par équipes de vingt, trente et même davantage, ce qui nous permet de marcher, sauter de nous asseoir ou jeter une balle ! Pendant que les muscles d'une région du corps déclenchent un mouvement, d'autres ont une action compensatrice qui contribue à nous maintenir en équilibre.
Les muscles sont constitués par des faisceaux de FIBRES. Chaque fibre se compose elle-même de cellules filamenteuses : MYOFIBRILLES, qui comprennent de nombreux noyaux, et qui peuvent atteindre jusqu'à 30cm de long. Ces myofibrilles sont formées par l'assemblage de filaments plus petits, qui correspondent à deux types de protéines : L'ACTINE et la MYOSINE extrêmement petites : 80 000 molécules de Myosine juxtaposées, atteindraient seulement un millimètre de largeur ! :
Les chevauchements de ces deux protéines donnent à l'ensemble un aspect strié, visible au microscope.
La CONTRACTION MUSCULAIRE, est déclenchée par un mécanisme chimique, mettant en mouvement les filaments d'Actine par rapport à ceux de Myosine. Voici le processus d'une contraction musculaire :
PHASE 1
Une molécule énergétique d'ATP ( Adénosine Triphosphate ), se fixe à la tête du Myosine :
PHASE 2
La molécule ATP se décompose en ADP ( Adénosine Diphosphate ) :
PHASE 3
Cette scission transforme la tête du Myosine, qui se fixe alors au filament d'Actine :
PHASE 4
La tête du Myosine libère alors son phosphate et son "cou" ; sa liaison se replie en tirant sur l'Actine :
PHASE 5
La tête du Myosine libère à son tour l'ADP, que remplace une nouvelle molécule d'ATP chargée d'énergie, et sa liaison se retend :
Le même processus se répète des centaines de fois par seconde, dans les milliers d'associations actine-myosine de chaque myofibrille.
L'énergie dépensée au cours de la contraction musculaire, apparaît à raison de 75% sous forme de chaleur. Le rendement mécanique n'est donc que de 25%. Pour qu'un muscle puisse se contracter, il lui faut de l'énergie qu'il se procure, à l'état de repos principalement, sous forme d'acides gras, et en phase de travail, sous forme de glucose, stocké sous forme de glycogène, tant dans les muscles que dans le foie.
QUELQUES DÉFINITIONS:
ATONIE MUSCULAIRE : Manque de force, tonus, muscle relâché ;
LA CONTRACTION : Raccourcissement, réduction de volume (fibres musculaires) ;
CONTRACTURE : État au cours duquel l'actine et la myosine restent combinées. Les myofibrilles ne peuvent donc plus se relâcher ;
HYPERTONIE : Augmentation de la tonicité du muscle ;
HYPOTONIE : Réduction de la tonicité des muscles ;
Le SPASME : Contraction involontaire et convulsive des muscles ;
L'HYPERTROPHIE : Accroissement anormal de la dimension d'un muscle, sans changement structurel ; comme les body-builders par exemple. Ce qui augmente le volume sans modifier la structure du muscle ;
TONUS MUSCULAIRE : Résistance qu'oppose un muscle à son étirement.
PATHOLOGIE MUSCULAIRE
ATROPHIE : Défaut de nutrition du tissu musculaire entraînant une diminution de volume ; la structure du muscle ne s'altère pas ;
MYOSITE : Inflammation musculaire d'origine infectieuse ou parasitaire ;
MYOME : Tumeur bénigne du tissu musculaire ;
PARASITES : Être vivant qui prélève sa nourriture d'un autre être vivant, appelé hôte ;
MYOGÉLOSES : Développement de "géloses" lorsqu'une zone musculaire reste trop longtemps hypertonique. Elles se présentent sous forme de grosseur, variant d'une tête d'épingle à une noix, rondes ou allongées ;
TÉTANOS : Contractures douloureuses se généralisant à tous les muscles du corps ;
MYOPATHIE : Atrophie musculaire grave à évolution progressive, conduisant à la paralysie ;
AMYOTROPHIE : Atrophie progressive de certains muscles striés, généralement ceux des membres. L'atrophie des muscles est consécutive à une dégénérescence des cellules nerveuses correspondantes, situées dans la moelle épinière.
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