SYSTÈME IMMUNITAIRE
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Quand notre corps est confronté à l'intrusion d'organismes pathogènes (susceptibles de déclencher une maladie), il dispose d'un arsenal perfectionné de moyens de défenses internes : LE SYSTÈME IMMUNITAIRE. Un ensemble de systèmes efficaces lui permet d'assurer d'une manière cohérente, son entretien et sa protection. Tout comme une maison doit être conçue et bâtie pour résister aux intempéries et aux intrusions, le corps possède des éléments capables de lutter contre les agressions des virus, des bactéries ou de substances toxiques.
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Cela va de la barrière extérieure de la peau à de complexes systèmes de défense physiologiques et chimiques, intervenant à l'intérieur même de l'organisme. Pour maintenir et encourager le processus de défense, le corps procède à des " travaux d'entretien " naturellement... En produisant de nouvelles cellules, qui remplacent celles qui sont mortes ou devenues hors d'usage. De plus, certains organes comme les os (Photo 1 : La fracture) et les vaisseaux sanguins, peuvent se réparer eux-mêmes en cas de rupture.
Photo 1 : Phases de consolidation d'une fracture
La lésion d'un vaisseau sanguin, provoque directement la contraction des muscles lisses de ses parois (Appareil Circulatoire), ce qui rétrécit la brèche et contribue à réduire la quantité de sang qui s'échappe. Des cellules sanguines spécialisées, nommées les PLAQUETTES ou Thrombocytes, (Photo 2), réagissent également très vite à toute lésion hémorragique. Elles libèrent des substances chimiques qui stimulent les muscles du vaisseau sanguin fortement, en prolongeant leur contraction. En restant contractés, quelques fois pendant près de vingt minutes, les muscles contribuent à réduire l'hémorragie, en formant un CAILLOT :
Photo 2
La formation d'un caillot sanguin peut paraître simple : le sang s'épaissit endiguant l'hémorragie. C'est pourtant un processus complexe qui fait intervenir pas moins de 35 SUBSTANCES chimiques, réagissant les unes par rapport aux autres en étapes successives. Ce qui aboutit à la transformation d'une protéine soluble du plasma, le FIBROGÈNE, en fibres insolubles de FIBRINE :
La coagulation peut être inhibée à l'une ou l'autre de ses étapes. C'est ce qui se produit en cas D'HÉMOPHILIE, une maladie héréditaire affectant les protéines et les enzymes responsables de la coagulation
La puissance et la souplesse des capacités cérébrales humaines, augmentent considérablement le nombre et l'efficacité de nos moyens de défense, contre tout ce qui peut menacer notre santé. Le rôle de notre intelligence, dans ce domaine, correspond un peu à celui d'un architecte capable de prévoir les problèmes qui pourraient éventuellement se poser dans une maison, et de prendre les mesures appropriées. C'est ainsi qu'une bonne hygiène de vie peut limiter les risques de maladie.
CONTRE L'INVASION
Profil d'une bactérie :
En dépit d'une grande diversité, les mécanismes qui interviennent dans le corps humain pour combattre les microbes et les parasites, vecteurs de maladies, peuvent se répartir en deux grandes catégories :
A) DÉFENSES INNÉES : Le rempart de la peau est l'avant-poste de nos défenses innées. Mais nous disposons en outre de tout un arsenal d'armes physiologiques, cellulaires et biochimiques. Agissant isolément ou en coopération, ces moyens de défense sont généralement capables de venir à bout des envahisseurs. Les armes physiologiques sont représentées par toutes sortes de réactions réflexes qui détruisent ou expulsent les organismes ou les substances indésirables : se gratter, éternuer, tousser, vomir, verser des larmes...
L'expulsion de la substance indésirable, est rendue possible grâce à un liquide épais : Le MUCUS, sécrété par les cellules qui constituent le revêtement dans la bouche, la gorge, les poumons et l'appareil génital. Ce liquide ralentit l'invasion des microbes et contient une enzyme antibactérienne : Le LYSOZYME. Cette enzyme, en dehors du mucus, est aussi présente dans les larmes, la salive et le lait maternel. L'action du lysozyme est de désagréger la MURÉINE, un des principaux constituants de la paroi protectrice de la plupart des bactéries :
B) DÉFENSES IMMUNITAIRES ADAPTATIVES : Les défenses adaptatives, telles que les ANTICORPS, fonctionnent en " finesse ". Elles sont en général sélectives, leur action spécifique ne s'exerçant qu'à l'encontre d'un ensemble étroitement délimité d'agents pathogènes. Elles sont réellement adaptatives, en ce sens que l'organisme les déclenche de façon nuancée en fonction de chaque cas particulier.
Un anticorps, associe deux chaînes lourdes et deux chaînes légères d'acides aminés, le tout assemblé en forme de Y. La base du Y est une chaîne lourde, ses bras incluant des chaînes des deux types. Il circule dans sang et la lymphe. Certaines cellules spécialisées agissent en étroite collaboration pour lutter contre les agents infectieux :
Photo d'un anticorps :
Notre système immunitaire compte plus de 1 million de types différents d'anticorps, prêts à réagir à la moindre intrusion étrangère ! Ce sont des molécules de protéine, capables de reconnaître un fragment précis d'une autre protéine (Antigène), étrangère à son propre milieu biologique. Dès que les anticorps ont ainsi détecté l'invasion des protéines étrangères, telles que : virus, champignons, bactéries et parasites, le mécanisme défensif du système immunitaire entre en activité. Le système immunitaire adaptatif se fonde sur deux types de moyens de défense :
A) L'IMMUNITÉ HUMORALE : Les cellules qui produisent les anticorps sont les globules blancs particuliers, issus du milieu lymphatique, les LYMPHOCYTES B :
Chaque lymphocyte B est porteur des molécules d'un anticorps spécifique. Il produit des " copies " de son anticorps qui se fixent à sa paroi extérieure, où elles demeurent inertes tant qu'elles ne sont pas activées par la présence de leur antigène spécifique. Quand les millions de copies ont été produites, la plupart des lymphocytes B arrêtent de se diviser et deviennent des : PLASMOCYTES :
B) L'IMMUNITÉ A MÉDIATION CELLULAIRE : Les anticorps que les plasmocytes libèrent par millions, circulent constamment dans le sang et la lymphe. Dès qu'ils entrent en contact avec un anticorps qu'ils sont en mesure de reconnaître, ils se fixent à lui, signalant ainsi sa présence aux autres éléments du système immunitaire, pour que ceux-ci l'attaquent. Les principaux intervenants de l'immunité cellulaire, sont les LYMPHOCYTES T.
En se fixant sur son antigène cible l'anticorps change forme, ce qui facilite le repérage et l'absorption de ce couple (anticorps-antigène, ou chasseur-proie), par un gros globule blanc destructeur de germes infectieux nommé : MACROPHAGE, cellule de type APC :
Ci-dessous, Macrophage dans le poumon (en rose), qui s'apprête à absorber un germe infectieux (en vert) :
Ce processus par lequel un anticorps favorise la phagocytose d'un antigène en se fixant à lui s'appelle : L'OPSONISATION. Au début de la chaîne, intervient une cellule dite APC : Antigène Presenting Cell, qui "dévore" tout élément étranger à l'organisme. Elles agissent en absorbant les bactéries ou autres agents pathogènes, dans une vésicule de leur cytoplasme où elles subissent l'action de substances digestives. Ces substances désagrègent chaque bactérie absorbée en fragments des protéines dont elle est composée ; lesquels fragments ne sont pas dangereux et peuvent être utilisés.
Au lieu de digérer complètement tous ces fragments et de les transformer en acides aminés, les macrophages les refoulent vers leur surface et les associent à une autre molécule, une protéine MHC : Major Histocompatibility Complex. Ainsi "marqué", le fragment de protéine étrangère peut être détecté par les Lymphocytes T AUXILIAIRES :
Dès qu'un Lymphocyte T auxiliaire s'est lié à un fragment de protéine, il sécrète une substance particulière : LA LYMPHOKINE. Celle-ci est un médiateur chimique dont la libération active d'autres types de lymphocytes T, les lymphocytes B et phagocytes (macrophages), qui détruisent les éléments étrangers à l'organisme ! Une autre substance qui est sécrétée par le Lymphocyte T auxiliaire, est L'INTERFÉRON qui inhibe les proliférations virales.
L'immunité cellulaire, assurée par des phagocytes tels les macrophages, qui dévorent les germes infectieux ou cellules cancéreuses, met aussi en jeu des cellules Lymphocytes T CYTOTOXIQUES. Elles détruisent les cellules infectées en les imprégnant de molécules toxiques :
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