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CHAPITRE TROISIÈME

« « Rumeurs invisibles et assassines » »

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        Toutes les sources potentielles de rumeurs ne sont pas imputables aux seules origines dont je viens de parler. Certes, en dehors des spécialistes auxquels j’ai fait référence, la provenance des ragots est très diversifiée. Néanmoins même inférieures en nombre, elles n’en demeurent pas moins perverses. Elles le sont d’autant plus, qu’elles émanent de madame ou monsieur tout le monde. Les médias, les politiques et les banquiers, chacun est à même de se forger une opinion.

        Quant à celles qui fusent dans tous les sens, dans le but d’avilir et ruiner une réputation, le danger est bien plus grand. Le vice est au rendez-vous. Que ce soit par pure connerie, par jalousie ou autre règlement de compte, les victimes désignées sont touchées en plein cœur. À de très rares exceptions, elles s’en tirent sans trop de bobo. Mais le reste du temps, les séquelles sont irréversibles. Je préfère et de loin les frasques politico-médiatiques aux attaques insidieuses et meurtrières.

        Si je m’en réfère à tous les témoignages que j’ai reçus, il y a vraiment des gens qui ne méritent même pas la corde pour les pendre. À croire qu’il existe une école pour enseigner le mal. Loin de l’école de la vie, celle propagée par les plus obsédés devrait déboucher sur une loi, protégeant les victimes. Des simples insultes en passant par les menaces, la panoplie des attaques est un puits sans fin. Oui, mais voilà… Par qui devrait-elle être promulguée, telle est la question ! Par la justice elle-même, en manque d’identification ? Par les hommes politiques au comportement satanique ?

        La réponse est on ne peut plus simple. Ce sont les individus eux-mêmes qui seuls, peuvent faire obstacle aux rumeurs. En ne prêtant aucun intérêt aux ragots et en refusant de les colporter, comment pourraient-ils atteindre leurs objectifs ? En reprenant l’exemple de la « Chaîne » dont j’ai parlé, si l’un des participants refuse de jouer le jeu, la finalité devient incertaine.

        L’idéal c’est de faire en sorte de mettre la pression sur les auteurs. En leur précisant bien, que vous allez informer la cible, c’est très efficace. J’ai eu à maintes reprises, l’occasion de tester l’efficacité de cette façon d’agir. C’est simple et en plus ça ne coûte rien ! Seulement, voilà, parmi les personnes qui interceptent les on-dit, il ne faut pas négliger celles qui se prennent au jeu. Inconscience ou curiosité, difficile à traduire. Cela apporte sans doute un peu de piment dans leur vie ? Il y a d’autres moyens de se divertir, sans mettre en péril l’avenir d’un être humain.

        Reste une minorité de sadiques, heureux d’assouvir leur besoin naturel à faire le mal. Pour étancher leur soif d’émotion forte, ils sont prêts à tout pour une montée d’adrénaline. Ils sont encore plus pervers que les auteurs de rumeurs eux-mêmes. Pour peu qu’ils connaissent la cible, là, c’est l’apothéose. Le jeu s’estompe au profit de la perversité. C’est à cette catégorie précisément que les diffuseurs de ragots s’adressent. Ils sont très bien informés, ce qui exclut le hasard. Préméditant leurs attaques sournoises, préparant minutieusement la rumeur qu’ils vont lancer, quand tous les paramètres sont réunis les destructeurs patentés lancent l’assaut. Dès cet instant, la proie visée est condamnée. Si l’intelligence réagissait aussi vite, l’humanité serait sauvée. Petit village ou grande métropole, les rumeurs sillonnent les rues à la vitesse de la lumière. À l’instar du jeu de la phrase auquel je fais référence, la transmission des rumeurs se fait instantanément.

        D’un bout à l’autre de la ville, voire du pays, avec les moyens de communication actuels, la foudre ressemblerait presque à un escargot. Un SMS par-ci, un message par là et le tour est joué. En quelques minutes, à en croire les sources dignes de ce nom, un courriel peut faire dix fois le tour de la planète ! Chez soi, dans la rue ou au restaurant, nul n’est à l’abri. Après les « Professionnels » des rumeurs, il y a celles et ceux dont personne ne se méfie et pour cause. Je parle des faux-culs déguisés en « AMIS » !

        Après plusieurs échecs, cuisants et douloureux, je sais de quoi je parle. Dieu, préserve-moi de ma famille et de mes amis, mes ennemis je m’en charge. Depuis que j’ai mis cet adage en application, je reconnais que les choses ont bien changé. Les surprises ont été plutôt nombreuses. En effet, les ennemis au sens large du terme ne sont pas légion en vérité. En ouvrant les yeux, l’on se rend compte au contraire qu’ils sont très souvent dignes d’intérêt. Comme quoi l’influence des rumeurs est indéniable.

        C’est un peu pour cette raison que j’ai souhaité me lancer dans l’aventure, ne serait-ce que pour expurger mes propres rancœurs. Vrais ou faux amis, à priori c’est assez compliqué de le savoir. La naïveté d’un côté, le besoin de faire confiance de l’autre, sont autant de pièges à éviter. À longueur de temps, nous sommes exposés par nos propres faiblesses. Quoi de plus naturel au demeurant que d’accorder du crédit aux dires de ceux que l’on pense être de vrais amis ? Insidieusement, sans pour autant le souhaiter eux-mêmes, ils nous entraînent sur les chemins escarpés de la défiance.

        L’ambiance d’un bon repas est propice à ce genre de dérives. Avec un « P’tit canon » dans le nez comme on dit, on baisse la garde. On devient de vraies éponges. Tout est passé en revue, dans les moindres détails. Alors forcément, petit à petit, on fait corps avec les amis et avec eux, nous luttons main dans la main contre des ennemis imaginaires. Le plus souvent même, sans connaître la personne en question. Mais la solidarité nous rend aveugles. Pour leur être agréable, nous évinçons de notre entourage les personnes dont ils veulent rayer les noms parmi leurs relations.

        Ces mêmes personnes nous ont-elles fait quelque chose ? Se sont-elles comportées cyniquement envers nous ? Que nenni ! La manipulation commence à ce stade. Volontaire ou accidentelle, du jour au lendemain elle nous entraîne dans le néant du mépris. Comme quoi, sans le vouloir naturellement, nous devenons à notre tour les diffuseurs de rumeurs. Car, le jour où l’individu que l’on a éliminé de notre sphère cherche à connaître les raisons de ce rejet, là, le bât blesse. Impossible de se justifier, encore moins d’expliquer pourquoi nous avons décidé de lui tourner le dos.

        Finalement, nous passons pour des cons et ce n’est que justice. Les conséquences logiques, c’est que nous soyons alors pris pour cible. Désireuse de se venger d’un tel affront, la victime à son tour lance des rumeurs contre nous. C’est parfaitement humain et justifié. Chacun a le droit de se défendre à sa manière. Tu as dit du mal de moi ? À mon tour de te renvoyer l’ascenseur. Ainsi de suite, les règlements de compte finissent par nous pourrir la vie. Comme quoi, au risque de me répéter, en n’accordant aucun crédit aux propos colportés, les représailles sont minimes.

        Au départ, nous sommes étrangers aux querelles entre deux copains. Pour soutenir ceux que l’on considère comme des amis, le boomerang nous revient en plein dans la figure. Le plus dur indiscutablement, c’est de rester fermes et de ne surtout pas prendre fait et cause envers qui que ce soit. Oui, mais voilà, peut-on rester de marbre envers un pote exposé à un gros problème, de santé ou relationnel ? De la théorie à la pratique, il y a un fossé, que tout un chacun se doit de franchir en son âme et conscience.

        Des erreurs nous en faisons en permanence. Dans la rue, dans un bar ou un restaurant, perdant de vue que les murs ont des oreilles, nous papotons à qui mieux mieux. Sans pour autant devenir parano, au point de soupçonner l’espionnage organisé, le manque de précaution et de discrétion parfois, nous expose inutilement. Il faut rester conscient et surtout vigilant. Parler de la pluie et du beau temps, évitant à tout prix d’engager des conversations personnelles. Je suis le premier à le déplorer, mais c’est ainsi. Il y a des gens qui sont friands de potins en tout genre.

        Vous parlez de vos voisins trop bruyants ou impolis par exemple ? Il y aura toujours une paire d’oreilles pour capter l’information, en la déformant par la suite. Mais alors, allez-vous rétorquer, il ne faut plus rien dire ni parler de personne à l’extérieur du domicile ? N’allons pas jusqu’à l’excès tout de même. Il suffit d’engager des conversations neutres, dénuées de tout ce qui peut nuire. Vos projets privés intéressent-ils les autres clients autour de vous ? Vos soucis avec le banquier seront-ils résolus par ces mêmes personnes ? Bien sûr que non. Alors, pourquoi leur imposer tout ça ? Qu’est-ce qu’ils en ont à foutre en plus ! Par contre, en parlant de la Nature, d’un film ou Dieu sait quoi, l’impact sur les oreilles indiscrètes sera amoindri d’autant.

        Même si aucun lanceur de rumeur n’est dans les parages, en discutant d’une manière abstraite, on y gagne en plaisir. Car moins les sujets de conversations gravitent autour de nos seuls problèmes, plus le soleil illumine nos pensées. Autre exemple de ragots potentiels, que j’aime appeler « Ragots comptoir ». On boit un coup sur le pouce avec des potes au bistrot du coin et très vite, arrivent les confidences. Les ennuis au boulot, les problèmes de santé, tout y passe au fil des minutes. On ne prête jamais garde autour de soi et le danger vient de là.

        Dès l’instant où les problèmes au sein du couple apparaissent, des oreilles fureteuses s’ouvrent en grand. Entre copains, sans être intelligents pour autant, les aveux sont naturels. Par contre, dès l’instant où une tierce personne tente de s’immiscer dans le débat, mieux vaut rester sur ses gardes. S’il ne s’agit que d’un couple aucun risque, ce sont des partouzeurs en manque de partenaires.

        En général, ces obsédés de la braguette puisent dans les tensions de quoi assouvir leurs fantasmes. Si c’est une femme seule, là encore pas besoin d’alerter les flics. C’est sans doute une lesbienne sur le chemin de la reconversion. Par contre, et j’en arrive avec dégoût, à la catégorie la plus abjecte, les « Faux-culs » ! L’approche est la même pour le futur candidat à la chevauchée gratis avec la femme. Flairant le bon coup, après des aveux détaillés de nos soucis auprès des amis, le renard pointe son museau. Sympathique, compatissant et très courtois, avec une dextérité inouïe il extorque un à un tous les renseignements dont il a besoin pour tisser sa toile. Sa proie, il l’a repérée, cataloguée et analysée sur toutes ses coutures. Généreux il insiste pour payer les tournées, pour utiliser les copains comme complices. Il ira même jusqu’à inviter la petite troupe à dîner, pour sceller cette nouvelle amitié.

        Très méthodique et parfaitement maître de lui, sans qu’on n’y voie quoi que ce soit, il nous entraîne dans une spirale presque euphorisante aux fragrances délicates. Un jour, une semaine ou un mois, pour ce genre de vicelard le temps ne compte pas. Il sait à qui il a à faire, connaît l’essentiel du couple et même par la force des choses, la conjointe découverte sur une photo. La machine infernale se met en route. Ils sont des centaines, pour ne pas dire des milliers, à œuvrer de cette manière si j’en crois quelques témoignages ; autant que mon propre vécu.

        Quelle est donc la stratégie avec laquelle ils tentent de détruire un couple ? Car la finalité de cette farce bouffonne, c’est bel et bien de pulvériser un couple en difficulté. Obsédés sexuels, libidineux ou mêmes démoniaques, impossible de qualifier leurs attitudes. Les uns parlent de jeu pervers, d’exploitation abusive de la fragilité humaine, les autres de débilité pure et dure.

        En attendant, une fois qu’ils ont mis le pied à l’étrier, ils foncent tête baissée. La précision émanant d’un récit sur ce point est édifiante ! La narration est bouleversante, mettant en exergue l’aspect diabolique de ces faux-culs déguisés en amis.  En gros, voici comment ils opèrent auprès d’un couple. L’approche est celle que je viens de décrire et la suite n’est pas piquée des vers. Une fois le dernier rempart franchi, c’est-à-dire quand ils sont invités par le couple, leurs litanies sont presque touchantes.

        Les larmes aux yeux, émus par les graves problèmes qui accablent leurs nouveaux amis, ils promettent de tout mettre en œuvre pour les sortir de ce mauvais pas. Un souci d’argent ? Ils sont d’une générosité à toute épreuve. Au terme de cette première soirée, le climat s’adoucit au sein du couple, soulagé de pouvoir sortir de l’impasse. Du coup, les tensions inhérentes aux ennuis financiers s’amenuisent. C’est exactement ce que souhaitent les vautours. Plus le couple a tendance à se fortifier, plus leurs combats seront jouissifs.

        Ils restent ainsi, presque discrets, acceptant au compte-goutte les invitations et les sorties avec leurs futures victimes. Au fil des semaines, l’emprise sur la compagne devient notoire. Il ne faut pas perdre de vue en effet que le stress inhérent aux difficultés d’un couple laisse des traces indélébiles. La séduction fait partie de leurs stratégies machiavéliques. D’autant que physiquement, ces guignols ne sont pas dépourvus de charme. Une fois la femme conquise, la partie est pratiquement gagnée. Sans avoir à forcer la dose, la pauvrette va céder très vite aux propositions.

        Il ne reste plus aux prédateurs, qu’à peaufiner leurs plans. Deux ou trois photos compromettantes dans les bras d’un ou deux complices sont bien suffisantes. Car une fois le doigt mit dans l’engrenage des plaisirs interdits, la femme devient un objet sexuel. Les amants défilent, seuls ou en groupe, organisant des soirées coquines qui sont très prisées par celles qui perdent pied. Parallèlement, les rumeurs sont lancées contre le couple. La compagne passe pour une pute et l’homme pour un pédé, rien que ça ! Bien ciblées et parfaitement coordonnées, les rumeurs les plus viles parviennent très vite aux oreilles des intéressés. Mais le séduisant « Zorro » arrive avec son grand chapeau. Le couple est effondré c’est une évidence.

        La femme est tétanisée, ne sachant plus que faire. Maîtresse de ses bourreaux, déchirée par la détresse de son mari, elle ne sait plus à quel Saint se vouer. Sûrs de leur coup, les maîtres chanteurs s’arrangent pour faire semblant d’étouffer les racontars. Un article bien tourné dans la presse locale, sous forme de démenti, et l’affaire est bouclée, oubliée pour quelques jours tout du moins.

        Le mécanisme est parfaitement huilé. Du début à la fin de cette mission démoniaque, les fumiers se confondent en excuses et en idées lumineuses pour sortir de l’ornière. Les rumeurs, qu’ils ont eux-mêmes lancées, sont d’une autre nature cette fois. Ce sont les Parents du couple qui sont pris pour cible. Le père est très vite assimilé à un pédophile, au passé plus que douteux. La mère quant à elle, malheureuse innocente, passe pour une alcoolique invétérée. Tous azimuts, les attaquent fusent comme un pneu de voiture sur une flaque d’eau. Quand elles atteignent leurs objectifs, les rumeurs sont explosives.

        Au sein du couple, déjà fortement ébranlé, les ragots amplifient la déprime. Il ne reste plus alors qu’à « Rassurer » le mari en lui jurant devant Dieu que tout sera mis en œuvre pour l’aider à surmonter la fausse crise ; dont ils sont à l’origine bien entendu. La femme, ensorcelée par ces amants prédateurs, s’éloigne peu à peu de son mari. Le doute devient défiance, les disputes sont fréquentes et violentes. Elles effacent la sérénité et la complicité puis obscurcissent le ciel d’un amour illusoire. C’est le moment choisi par les destructeurs, pour s’éclipser sur la pointe des pieds.

        Fiers du travail accompli sans doute, contemplant de loin l’iceberg en train de couler, les saboteurs font tout pour ragaillardir les ragots. La conséquence inéluctable qui en découle, c’est bien entendu le divorce. Tant qu’il n’y a pas d’enfant, le drame est limité. Hélas ! Dès que des âmes innocentes sont prises en otage, la situation devient critique. Néanmoins, les usurpateurs sont loin de mettre fin à leur manège. Non contents d’avoir conduit un couple au néant, parallèlement à leurs stratégies d’anéantissement, ils s’amusent à répandre d’autres fausses rumeurs. La femme devient une véritable bordille, son ex-mari quant à lui, se métamorphose en monstre.

        Voilà comment, en partant d’un banal fait de vie, comme boire un verre avec des potes, on en arrive à ces dérives inqualifiables. Avant de considérer mes propos comme exagérés, voire utopiques, sachez que pour la moitié d’entre eux je les ai vécus. Autour de moi, depuis les années quatre-vingt, des dizaines de couples ont subi les pires outrages. Jamais hélas, les coupables n’ont pu être identifiés.

        Les témoignages venant de différents pays attestent que les dégâts engendrés par les fausses rumeurs sont abyssaux. Enfants désorientés, familles décapitées, emplois perdus et surtout suicides, la liste non exhaustive de ces crimes donne des frissons. Difficile d’imaginer que des êtres humains puissent agir de la sorte. Voir les victimes anéanties et s’en réjouir, il n’y a guère eu que les nazis pour se comporter de la sorte. La détresse engrangée s’apparente à un exode. Une fuite en avant, qui ne fait que poursuivre les victimes pour le reste de leur vie, en fonction de la rumeur dont ils ont été les proies. Entre une blague à deux balles et un ragot meurtrier, il y a une marge. Et ces fossoyeurs de l’humanité la méprisent totalement.

        Le drame c’est que bien souvent, ces mêmes débiles sont dépassés par les événements. Au départ, il s’agit peut-être d’une mauvaise plaisanterie, mais l’ampleur que prennent les rumeurs est ingérable. L’exemple le plus représentatif étant les réseaux sociaux. Une fois la vanne ouverte, il est impossible de la fermer ni d’enrayer la rumeur, qui est diffusée à des milliers d’Internautes. C’est avant qu’il fallait réfléchir !

        Dans la vie de tous les jours, le principe est le même. Que ce soit par jalousie, méchanceté ou autre raison, la rumeur n’est plus contrôlable. Si encore, conscients du désastre encouru, les auteurs faisaient amende honorable, ce serait louable. Par exemple, ils pourraient alerter la cible qu’ils ont choisie afin que cette dernière prépare la contre-attaque. Ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ? Hélas ! Par peur ou lâcheté surtout, les auteurs repentis ne font rien. Advienne que pourra n’est-ce pas ?

        Quelles peuvent être leurs attitudes quand ils apprennent que la personne visée s’est suicidée ? Sur ce point, les repentis ne sont-ils pas devenus des assassins eux-mêmes ? Tuer froidement un individu ou le pousser à la mort, pour moi c’est du pareil au même. Sauf qu’en la circonstance, même la justice est indifférente. J’imagine mal que ces criminels demeurent de marbre. Même le plus pourri d’entre eux doit éprouver quelques remords de conscience ; si toutefois ils en ont une ! Parmi les témoignages que j’ai reçus sur mon site, les plus nombreux sont ceux impliquant les enfants. Si le divorce est parfois synonyme de sagesse afin d’éviter les tensions, le plus souvent il aboutit à une guerre des tranchées. Pour la grosse majorité de ceux qui m’ont été transmis, l’origine est celle dont je viens de parler à propos des faux-culs. L’argent est très souvent accusé, mais arrive loin derrière le sexe. Les enfants malheureusement, métamorphosés en otages, ne peuvent que subir sans pouvoir réagir.

        J’ai été surpris, pour ne pas dire choqué, de découvrir les degrés de haine chez la plupart des femmes. Non, je ne suis pas misogyne. Je m’en tiens aux seuls récits qui dans l’ensemble convergent dans ce sens. La haine émergeant des propos et des rumeurs est tout simplement affolante. Certaines conjointes, vicieuses et perverses, lancent les pires insanités contre celui qu’elles ont jadis sans doute aimé. Le mari, même si par définition il est responsable pour moitié de la désunion, en prend plein la gueule. Elles tissent autour d’elles une véritable forteresse. Des faux témoignages aux chantages envers les enfants, rien ne les arrête.

        Pour « Laver » un honneur bidon, soi-disant bafoué, ces nanas entraînent dans leur sillage une quantité inouïe de complices. Un Internaute m’a même avoué avoir reçu des menaces de mort ! À ce stade de la cruauté, il y a de quoi s’affoler c’est vrai. Encore une fois, tout le monde n’est pas noir ni blanc les torts sont partagés. Néanmoins, quand la justice affiche sa détermination de ne pas poursuivre la ou le responsable, cela devient inquiétant. En dépit d’un jugement de divorce pourtant indiscutable, affirme un autre Internaute, pourquoi la justice est-elle restée muette face aux plaintes pour non-présentation d’enfants ? Comme quoi, il n’y a pas que les politiques qui abusent de la corruption. Combien de Papas sont ainsi bafoués ? Impossible de le chiffrer. (Suite sur le livre).

Cet extrait représente environ 10 pages, sur les 31 du chapitre original

© Copyright Richard Natter

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ISBN : 979-10-227-1570-6

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