
![]()
![]()
Les extraits de tous les livres sont à lire sur le site. En aucun cas, une autorisation de diffusion ou de copie (même partiellement), ne sera accordée à qui que ce soit © Richard Natter. Rappel : Les livres sont vendus en Français.
CHAPITRE PREMIER
« « Qui sont les coupables ? » »
**********
Déguisés en madame et monsieur tout le monde il est très difficile de remonter jusqu’à celui (ou celle) à l’origine d’une rumeur libidineuse. Méchanceté exacerbée ou débilité chronique, la panoplie des sources est inépuisable. Même si parfois, les auteurs prennent conscience des risques potentiels de dérapage, ce n’est pas pour autant qu’ils feraient marche arrière. À ce degré d’inconscience, on frôle la folie ! Où se cachent donc les auteurs des ragots destructeurs ? Bien à l’abri derrière leur lâcheté avant tout. Quel spectacle jouissif à leurs yeux, que de voir souffrir un individu.
C’est en tout cas la synthèse que j’ai pu extraire des nombreux récits, que les Internautes m’ont fait parvenir dès janvier 2014. À l’écoute des gens autour de moi, j’ai eu envie de témoigner par le truchement de cet Essai, des souffrances inouïes que les victimes de ces attaques sournoises, hommes ou femmes, subissaient ou avaient subies. Grâce aux visites sur notre site, dynavie.com, parmi les dossiers les plus visités figurent les dossiers brûlants ; ceux réservés aux dossiers du cœur sont appréciés certes, mais moins générateurs de réactions.
Sans vouloir mettre le doigt sur ce qui blesse et qui irrite le plus, parmi les nombreux spécialistes de ce genre d’exercices, certains médias arrivent en tête. À l’affût de la moindre exclusivité, ils n’hésitent pas à jeter le discrédit, voire l’opprobre, sur un individu. Soutenus abusivement par la « Protection » de leurs sources, bien avant la justice, ils conduisent un présumé coupable au pinacle du déshonneur. Ce qu’il advient après ces accusations outrancières ne les effleure même pas. Combien de suicides ont jalonné ces dernières décennies ? Instituteurs, ouvriers, agriculteurs, la liste non exhaustive serait trop longue à transcrire.
Que ce soit à la radio, à la télévision ou dans la presse écrite, à longueur d’année les rumeurs les plus abjectes sont véhiculées. Cette frange outrancière de journaleux se délecte en alimentant les ragots par leur venin. Plus la pseudo information est infondée, plus ils prennent un malin plaisir à en attiser le souffle destructeur. Moralité, en moins de vingt-quatre heures, un être humain se trouve cloué au pilori. Le plus dur ensuite, étant de faire taire les ragots. Si tant est qu’il soit permis de le faire !
Après les médias, je classe en second (ou en premier c’est selon), ces « Chers » banquiers. Viennent ensuite la plupart des hommes politiques. À ce stade de l’Essai, je dresse l’essentiel de l’histoire. Nous en reparlerons plus intensément plus loin. Je ne vais pas oublier dans cette liste (non exhaustive), les plus vicieux et sans nul doute les plus nombreux. Ce sont les « Faux-culs ». Vous savez, ceux qui, avec une idée en tête bien précise, se prétendent de vrais amis ! Si ces quatre axes sont les plus coutumiers, il ne faut pas perdre de vue les nombreuses erreurs que nous commettons quotidiennement. Néanmoins, je relate en premier les exactions commises par ces individus, qui émergent massivement des témoignages reçus ; et dire que je pensais être le seul ! L’on peut se demander si ces manipulations de l’esprit s’arrêteront un jour.
Je commence par nos propres erreurs de discernement. Avec naïveté le plus souvent, il nous arrive de « Confier » nos malheurs à qui veut bien l’entendre. Un petit coup de blues, au demeurant anodin, peut prendre des proportions dramatiques. Ce point de départ est à lui seul un gouffre dans lequel les oreilles malveillantes s’engouffrent avec plaisir. Les fameux et éternels « Ragots de comptoir » ouvrent en grand la boîte de Pandore. Où que l’on soit, il ne faut pas négliger l’adage qui prévient que les murs ont des oreilles ; comme quoi, je n’invente rien !
Pour clore cette description relative des origines plus ou moins connues des rumeurs, je ne peux pas minimiser les risques majeurs gracieusement « Offerts » sur Internet. Tous les sites dits sociaux sont une mine d’or pour les atrophiés du cerveau. Il ne se passe pas une semaine en effet, sans qu’un scandale ne soit monté en épingles par certains médias ; toujours les mêmes !
Il faut savoir que le niveau de « Sécurité » de chaque serveur est tout simplement dérisoire, voire obsolète. N’importe quel Internaute un peu doué peut franchir les remparts derrière lesquels nous pensons être à l’abri. En y ajoutant les confidences naturelles entre amis, l’on comprend mieux le degré de vulnérabilité qui nous expose. Autrement dit à chaque minute de connexion sur Internet, ou sur les messageries, nos inconvenantes « Confidentialités » deviennent des bibles à ciel ouvert. Si je m’en réfère aux courriers reçus, statistiquement parlant une personne sur deux est exposée malgré elle. Je parle au nom de la majorité des Internautes dignes de ce nom bien entendu.
Les autres malheureusement, fustigent avec délectation le bien-fondé d’Internet. Les liens authentiques qui se tissent à travers le monde effacent les frontières. Dommage que cette majorité respectable subisse les écarts des farfelus qui, sans même en être conscients, dénaturent l’essence même du mot communication. Personnellement, j’interdirais l’accès à ces réseaux aux moins de dix-huit ans. Oui bon… Là, je rêve bien entendu, car le fric généré est bien trop conséquent pour se priver de cette manne financière !
Reste la discrétion qui depuis la nuit des temps est la parade la plus efficace, contre ce genre de filouterie. Pour vivre heureux vivons cachés n’est-il pas vrai ? Hélas trois fois hélas en dépit de la sagesse la plus subtile, chaque jour nous sommes victimes de piratages de données : Courriel, téléphone, tablettes, tout est intercepté par certaines grosses agences d’espionnage. Les récents scandales impliquant les États-Unis en sont une preuve flagrante. Faut-il envisager de recourir aux pigeons voyageurs pour transmettre nos messages ? Gag… J’en connais quelques-uns qui seraient capables de placer des micros sous les ailes des volatiles !
Pourquoi certains individus s’ingénient-ils à déformer la réalité au profit d’un spectre machiavélique ? Quels sont les avantages qu’ils espèrent en tirer ? Ne serait-ce pas une forme d’addiction ? L’alcoolisme, le tabagisme, le jeu, la pédophilie j’en passe et des meilleurs, sont considérés comme des maladies. Pourquoi ne pas obliger l’auteur d’une fausse rumeur ou d’un canular parfois cruel, à se soumettre à un traitement ? Pour ma part, j’opterais volontiers pour une forme plus radicale, sous forme « D’arrangement amiable » entre la victime et son bourreau. Oui, je sais, on ne doit pas se faire justice soi-même. Qu’un abruti vienne faire du mal à ma petite femme et il verra ce qu’il adviendra. Quant à ceux qui font tout pour me détruire, étant donné qu’ils parlent dans mon dos, ils ne s’adressent qu’à mon cul ! La meilleure façon que j’ai de leur répondre, c’est de lâcher une bonne caisse en pensant à eux.
Le « Profil génétique » des sources potentielles de ragots et de rumeurs est loin d’être complet. Il est largement perfectible. Néanmoins, ce sera ma base de travail pour étayer mon point de vue sur ce que je considère comme un véritable fléau humanitaire. Tous les témoignages convergent sur la conclusion logique d’un ras-le-bol notoire. Seulement, voilà, QUI oserait s’insurger avec véhémence contre des fantômes ? Tapis dans l’ombre de leur trahison, les auteurs de ragots sont invisibles. Sitôt la rumeur en route, ils s’éloignent en silence.
Difficile de condamner ces lâches, qui s’abritent derrière l’anonymat pour ruiner la réputation d’un individu. Courageux, mais pas téméraires, évitant les représailles, les fossoyeurs de l’humanité ne peuvent agir que par-derrière. Par devant c’est vrai, ils risqueraient de perdre leurs dents ; dans le meilleur des cas ! C’est tellement plus grisant pour eux de s’exciter tels des obsédés, à l’idée de faire du mal à un être humain. Suivant l’évolution à distance, avec souvent un rictus narquois, ils n’hésitent pas à mettre de l’huile sur le feu. Allumant d’autres foyers, pour être certains que la rumeur atteindra bien son objectif et aboutira au but fixé, ils peaufinent l’éclat recherché. En toute circonstance, la pondération demeure une protection majeure. J’en reviens au colportage des ragots et des rumeurs.
À l’instar de toutes les personnes sensées, ce que j’entends rentre par une oreille et s’échappe aussitôt de mon esprit. Autrement dit, je n’accorde aucun crédit à tous celles et ceux qui gracieusement, « M’informent » des comportements suspicieux de certaines de mes relations. Mieux que ça, je dis haut et fort à ces apprentis « Messagers » providentiels que je vais aviser les coupables présumés. Là, les affirmations s’étiolent au profit du doute : « En fait, il me semble bien qu’il ait dit ça ». Tu parles. Si tout le monde faisait comme ça, les rumeurs étoufferaient aussitôt.
En attendant, compte tenu du niveau de crédulité ambiant, les faux-culs ont encore de beaux jours devant eux. Aucune nation n’est épargnée. Pour les deux qui comptent pour moi, à savoir la France et la Suisse, le niveau de rumeurs est le même. La naïveté de celles et ceux qui se métamorphosent en relayeurs est identique. Par expérience, je dirais que ce qui motive les faux-culs, c’est la jalousie. Pointer le bout de son nez quel que soit le domaine, ne peut que susciter ces déferlements d’attaques insidieuses.
C’est en tout cas ce qu’il ressort d’une synthèse que j’ai étoffé depuis près de trente ans ; dont la plupart passés en Suisse. Je veux bien exclure la méchanceté, au profit de la connerie chronique qui caractérise les auteurs de ces apostrophes. Pour ce qui concerne les « Diffuseurs » de tous les ragots, je déplore leur manque de discernement. Répéter à brûle-pourpoint ce qu’ils entendent sans même chercher à savoir si c’est justifié, relève de la niaiserie pure et simple. N’ont-ils jamais joué au jeu de la « Phrase à reconstituer » ? Le meneur raconte une phrase courte au premier de la chaîne. Celui-ci répète ce qu’il a entendu au suivant, ainsi de suite.
Le résultat est édifiant ! Quand le dernier joueur clame à haute voix ce qu’il a entendu, le résultat est pitoyable. La phrase originelle est devenue une parodie dénuée de sens. Vous en doutez naturellement ? Alors à vous de tenter l’aventure avec une bande de copains à qui vous pourriez dire au premier maillon : « Il fait beau ce matin, le soleil brille »… Dans le meilleur des cas quand le dernier participant clamera à haute voix ce qu’il a cru entendre, vous pourriez vous bidonner en entendant : « Ce matin le veau est passé sur le gril ». Oui, je sais, je pousse le bouchon un peu loin. Quoi que… Je me suis tellement amusé avec ce jeu, qu’il est impossible d’anticiper sur le résultat final. Il faut tenir compte bien entendu, des plaisantins dans le groupe, qui eux, déforment la phrase initiale. Mais en gros, le bilan est révélateur.
Le principe de diffusion des ragots et rumeurs est identique. Sauf que les conséquences sont souvent dramatiques. Plus la chaîne entre l’auteur et le dernier maillon (c’est-à-dire la victime), est étendue, plus la déformation initiale est lamentable. Moralité, alors qu’il (ou elle) est innocent (e), du jour au lendemain ses amis proches lui tournent le dos. Car ils ont intercepté la rumeur en amont sans broncher, ce qui conforte le degré de stupidité dont ils sont atteints.
C’est ça les amis ? Vrai ou faux quand on se prétend proche d’une personne, il conviendrait de l’informer de ce qui se trame. D’accord, c’est très souvent délicat. Néanmoins, il vaut mieux prendre le risque de faire souffrir pour rien, plutôt que de laisser la gangrène se répandre. Il n’y a pas de fumée sans feu, nul ne peut le contester je l’admets. Un mot maladroit, un geste déplacé, même sans intention de nuire, peuvent déclencher les hostilités. Les loups sont aux abois et s’empressent de faire circuler les rumeurs. Sans oublier de narrer ce qu’ils ont entendu à leur façon ! Et c’est parti mon kiki. Le poison s’infiltre au fil des jours. Les ragots pareils à un tsunami déferlent au gré de leurs progressions en direction de leurs victimes. Les murs ont des oreilles, ne le perdons pas de vue. Sans pour autant sombrer dans la parano, en imaginant des micros partout, moins on étale ses secrets plus on les préserve.(Suite sur le livre)**********
Cet extrait représente environ 7 pages, sur les 20 du chapitre original
© Copyright Richard Natter
ISBN : 979-10-227-1570-6
![]()
Accueil / Passion Artistique / Principaux Romans / Poésie
Souvenirs de scène / Poésie à la carte / Figuration / Rose d'Or 86
![]()