PASSE - PRÉSENT - AVENIR

CHAPITRE  DEUXIÈME

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""   VIVRE AU PRÉSENT   ""
 

         Dans cette seconde partie, je vais tenter dexpliquer ce que jai pu constater au cours de ces trente années écoulées. Justifiant par la même occasion, le présent Essai. Tout au long de la première partie, jai résumé nos difficultés à nous intégrer au présent. Les dérives, les abus, ne sont pas toujours cest vrai, faciles à accepter. Nen déplaise à celles et ceux qui se sentiront démasqués, la vérité doit être dite une bonne fois pour toutes.

        Jinsiste une fois encore sur laspect pragmatique et non révolutionnaire de ma démarche. Lobjectif que je me suis fixé, étant par-dessus tout de rappeler à mes semblables, que la vie nest plus un long fleuve paisible. Elle est devenue au fil des siècles un torrent très agité, emportant tout sur son passage. La léthargie dans laquelle nous sommes plongés, faute de pouvoir réagir, engendre un climat néfaste. Par excès, mais le plus souvent par insuffisance, les humains tentent du mieux quils peuvent de survivre.

        Je ne conteste pas la hiérarchie, la discipline, encore moins largent qui récompense le travail. Je minsurge uniquement contre les malversations, les tromperies et lhypocrisie, avec lesquelles nous sommes manipulés. Cette ascension vers labsurde, à plus ou moins brève échéance, aura sa fin. On ne peut impunément braver les lois de la raison indéfiniment, sans se brûler dans le feu des passions que lillogisme allume.

        A linstar du progrès, dont la montée vertigineuse depuis la fin du siècle dernier parvient à une stagnation probante, lélévation artificielle de certaines personnes connaîtra, elle aussi, un palier temporisant. A force den vouloir davantage, encore et toujours plus, les limites sont enfin atteintes. Par soucis de rentabilité exclusivement, on repousse aux extrêmes les possibilités de chacun. Les cadences effrénées dans les usines, la vie au quotidien, imposent des fréquences atteignant le paroxysme du ridicule.

    Que dire des compétitions sportives de haut niveau ? Là encore, les humains deviennent de véritables objets, entre les mains de spéculateurs ignobles. Pour la gloire et le renom dun pays ou dune société, on ferme les yeux sur les "trucages" auxquels les athlètes ont recours pour être toujours les meilleurs. Je fais allusion au dopage naturellement.

        Il y a tellement dintérêts et de capitaux en jeu, que jamais, rien ne sera fait pour "démasquer" les vrais coupables. De temps à autre un "contrôle", histoire de calmer les esprits, mais rien dauthentique ni sincère. Le poivre aux yeux une fois de plus, qui, le temps dun scandale, replonge les populations dans le passé.

        Que dire des "salaires" octroyés aux sportifs de haut niveau ? Je donnerai plus loin mon avis en ce qui concerne ces magouilles. Tout ceci précisé, pour signifier quavant tout, cela ne peut plus durer. Les femmes qui se piquent aux hormones masculines pour gagner des courses de ski féminines... Ce nest pas daujourdhui cette affaire ? Combien dautres grands sportifs ont eu recours à ces subterfuges ? Nul ne le saura jamais.

        Les secrets sont bien gardés, tant que les "bêtes" sont productives. Sitôt jugées aptes à prendre la direction des abattoirs, à grands coups darticles à scandales (merci la presse complice), les machines à poignon sont irrémédiablement fustigées. Pendant ce temps les remplaçants font merveille, et les comptes en banque des commanditaires se remplissent. Ainsi de suite. Nous, pauvres buses que nous sommes, nous gobons tout crus les Sufs frais que lon nous donne avec autant "damour" ! Nous prenons pour argent comptant les explications "vaseuses" mais incohérentes, qui nous sont transmises pour justifier les "écarts inacceptables" de certains tricheurs. Où sont-ils les escrocs ? Cest la question que je pose en toute objectivité.

        Comme je lindiquais en préambule, critiquer dans le seul but de nuire et détruire, ce nest pas mon but. Je vais donc mefforcer dans la dernière partie, de suggérer quelques propositions. Elles seront sans doute jugées débiles, mais elles ont le mérite dexister. Rétablir léquité, donner à chacun dentre nous la possibilité de sexprimer, et surtout, mettre un terme à cette escalade dinvraisemblances auxquelles nous assistons.

       La démesure en tout point, lirrationalité, légoïsme, le mépris, doivent être oubliés. Lerreur est humaine, et il ny a que les imbéciles qui névoluent pas. Faire marche arrière, pour repartir dun bon pied en donnant les mêmes chances à chacun, voilà le rêve dans lequel je vais vous convier maintenant. Du rêve à la réalité il ny a quun pas dit-on ?

        Seul, isolé, je ne puis le faire. Il ne suffit pas de reconnaître ses erreurs, encore faut-il envisager de modifier sa trajectoire. Quand une fusée est placée sur orbite hélas, il est bien difficile de la faire dévier de sa route. Sommes-nous des fusées ? Je ne le crois pas. Enfin... Jessaie de men persuader. Lespoir fait vivre nest-ce pas ? A limpossible nul nest tenu, je sais. Néanmoins je persiste et signe, en disant que limpossible est encore devant.

        La situation nest pas irréversible. Avec de la bonne volonté, en mettant tous la main à la pâte, nous pouvons encore sauver ce qui est récupérable. Ce nest pas avec de lessence que lon maîtrise un incendie. Vous pouvez me faire confiance sur ce point. Mettre de lhuile sur le feu, attiser les flammes de la convoitise et de la jalousie, ne sont pas non plus les meilleurs remèdes pour juguler lhémorragie, vidant lhumanité du sang de ses valeurs. Lamour, lamitié, le pardon et la tolérance, ne sont-ils pas les plus beaux fleurons de ce qui nous différencie des autres espèces animales ?

        Lintelligence, doit reprendre ses vertus et servir les valeurs, et arrêter de cautionner les magouilles. Pour mieux comprendre le fond de ma pensée, je vais analyser point par point tout ce qui à mon avis mériterait dêtre corrigé. Jinsiste là-dessus. Ce nest pas un flot de haine que je transmets. Loin de là ! C'est tout ce que mon cSur est en mesure doffrir de pur, à celles et ceux qui bien entendu, le percevront comme tel. Les irréductibles, forcenés de la corruption, ou simplement pauvres d'esprit, n'allez pas plus loin !



            Cher Présent ! Au fait, que signifie ce mot bizarre, que plus personne ne semble connaître ? Ne bougez pas, ma bible ambulante est sagement à côté de moi. Je file à la page huit cent cinq de mon Larousse (édition de 1988). Ceci précisé pour authentifier mes références, et je lis : "Qui est dans le lieu dont on parle, ou dans le temps où nous sommes, quon a sous les yeux" !

            En opposition à la définition purement académicienne du mot présent, je vais vous donner une petite partie de celle que lon nous traduit dans la lame de " Linstant Présent " du tarot du Zen. Je cite : "Le passé est révolu et le futur non encore actualisé. Ni lun ni lautre nont de consistance réelle. Le passé est fait de tout ce qui nexiste plus et le futur nexiste pas encore. Vivre correctement signifie vivre dinstant en instant, la flèche de la conscience pointée sur la seule chose qui existe, le présent. Alors, tout votre être, toute votre vitalité sabsorbera dans la réalité de linstant. Une telle disposition, la seule qui soit juste, vous mènera au portail dor : le présent, ici et maintenant".

            En fonction de ce que nous entendons, de ce que nous voyons, nous réagissons immédiatement. Dans le seul but de modifier notre comportement, selon les "critères" imposés par la société. "Notre chef va à léglise ? ... Nous y allons aussi pour quil nous y voie bien" ! .. "Notre vénérable directeur prend ses vacances aux Canaries ? ... Dorénavant nous irons aussi" ! ... "Notre voisin du dessus vient de sacheter une voiture de sport ? ... Immédiatement nous achetons la même" ! ... "Un tel vote à gauche ?... Dorénavant nous ferons comme lui" !... En ce qui me concerne, afin déviter toute ambiguïté, je ne suis ni de gauche ni de droite et je ne participe à aucun débat politique.

            Pourquoi certaines familles parviennent au seuil du surendettement ? Le manque dattention ? Daccord. La folie des grandeurs ? Ce nest pas à exclure. Avant tout, le besoin de paraître pour les raisons que je viens dévoquer. Mobilier, loisirs, autos, vacances, tout sachète à crédit maintenant. "Achetez aujourdhui... Payez dans six mois" ! Sans frais bien entendu. Cest ignoble et injuste dinciter pareillement et pousser les gens à la consommation.

            Par ce biais, des "achats programmés" nous devenons des esclaves. Aspirés dans ce tourbillon dillusions, nous perdons la raison en même temps que nous fuyons le présent. Linstant présent nest pas dans le rêve, mais dans laction.

            Accrochez-vous, je rallume la mèche ! Malgré les récessions dans tous les domaines, certains banquiers poursuivent leur travail de démolition. Après le faste des années folles, et leurs extrêmes générosités, ils persistent et signent dans leur désir de voir les faibles se mettre le couteau sous la gorge. Le besoin de vivre au-dessus de ses moyens est tellement présent pour la grosse majorité des gens, quil les pousse au point de non-retour. Lengrenage est bien huilé, les pièges tendus sont incontournables. Facilités à tous niveaux comme je viens de le préciser. Découverts bancaires. Tout est sournoisement mis en place. Dun bout à lautre, de la chaîne de consommation.

            Combien de personnes, faibles ou insouciantes, se retrouvent tôt ou tard clouées au mur des regrets ? Cest bien joli de "vivre pour les autres" ! Encore faut-il être en mesure dassumer les mensualités ? Quest-ce qui se passe quand on est contraint davouer son incapacité ? Les imprimés types qui sont déjà prêts, confirment bien que la surconsommation est faite pour permettre détouffer les petits pris au piège.

            Dans lincapacité dhonorer leurs engagements, les victimes sont prises en charge par la "justice". Traînés dans la boue, humiliés, mis plus bas que terre, les "contrevenants" sont montrés du doigts. Tout ça le plus souvent, pour avoir voulu "paraître" ! Après les pâtes et les patates des six premiers mois, on en arrive au pain sec et à leau.

            Accuser sans preuve, dans le seul but de nuire et sans offrir déléments contradictoires, ce nest pas une solution. Esquisser une réponse, sans comprendre les données du problème équivaut aux mêmes inepties. Le mal nest pas en face de nous mais au plus profond de notre être.

            Comme tout est calculé, méticuleusement élaboré par les génies de la corruption, nous offrons à nos bourreaux les carcasses de nos corps sans protection. Canalisés, dirigés, errant dans les vagues souvenirs de ce que nous étions avant, nous sombrons rapidement au plus glacial de notre néant.

            Les plus fragiles se couchent en seffondrant, les plus virulents choisissent les armes. Je vais essayer de justifier le pourquoi des malaises, qui enferment certains êtres humains dans leur univers rétrograde. Ils senlisent au fil des jours, avant dêtre engloutis dans les sables mouvants de lindifférence. La finalité, plus ou moins bien relatée, est dores et déjà connue. Ce qui lest moins sans doute, cest lorigine de ces faiblesses.

            Le premier point, le plus important et de loin à mes yeux, est notre chère éducation "judéo-chrétienne". Premier point de désaccord : on ne ma pas demandé mon avis pour savoir si javais envie dembrasser la religion catholique à ma naissance. On ma "collé" cette étiquette, un peu comme on marque un bétail.

            Quest-ce que jy ai appris en toute objectivité ? Que ce Dieu dont on commençait à me parler, était un monstre. Redresseur de tort, dont la présence était avant tout pour punir et réprimer les enfants désobéissants ; "Si tu ne manges pas ta soupe, Dieu te punira"... "Si tu ne fais pas tes devoirs, tu iras en enfer"... "Si tu nobéis pas, Dieu va te faire pousser de vilaines oreilles".

            Combien dadultes aujourdhui, vivent encore dans cette crainte ? Doù à mon avis cette peur viscérale davancer, dans la phobie de faire un faux pas qui serait préjudiciable à léthique religieuse. "Quai-je pu faire de mal au bon Dieu, pour être puni tout le temps" ? A ce niveau là, les voyages dans le passé sont garantis ! Tout ce que nous faisons, pensons, et réalisons, est conditionné par les règles édictées par léglise et ses disciples. Comment vivre linstant présent, quand on est collé aux questions du passé ? Comment évoluer dans la foi, lorsquon est persuadé davoir été abusé ?

            Est-ce que par hasard, en vendant ne serait-ce que la moitié des trésors enfermés dans toutes les Maisons de Dieu, on ne pourrait pas nourrir la totalité des êtres mourant de faim sur la planète ? Combien de repas dignes de ce nom, pourraient être offerts aux plus démunis simplement en vendant la "Papa Mobile" ? Vous savez, cest la méga voiture blindée avec laquelle le pape effectue ses déplacements ! Pourquoi tant de fastes, de cérémoniaux et de fioritures pour représenter Le Tout-Puissant ? Je croyais que le Christ incarnait la pauvreté. Jai du mal être informé sans doute. Nous sommes loin de létable dans laquelle il est venu au monde ! A bien des égards, ces excès me donneraient plutôt limpression de me trouver dans une écurie.

            Si jai envie de mettre une capote pour faire lamour, par jeu et non par crainte de quoi que ce soit, pourquoi là encore, dois-je me soumettre au refus du pape ? A mon avis, pour parler de cul il est plutôt mal placé ! Je taquine. Néanmoins, je reste sérieux quand je pose mes questions. Au lieu de boire le vin de messe, dans des calices en or, ne pourrait-on pas proposer aux curés dutiliser des gobelets en plastique ? En guise dhostie, ne pourrait-on pas simplement donner un petit morceau de pain ? Limage nen serait que plus belle non ? En plus des économies, car la fabrication de ces pastilles en papier mâché coûte la peau des fesses, les artisans boulangers verraient leur activité progresser ? A la place du vin de messe, symbole que je respecte, pourquoi ne pas boire de leau ?

            A lheure ou le mot solidarité connaît des côtes de popularité jamais atteintes, au niveau le plus bas, il serait temps de songer à éradiquer lhypocrisie. Tout le monde parle daide humanitaire, léglise en tête. Cest louable et hautement méritoire. De quoi tous les malheureux ont-ils besoin ? De sermons ? De promesses ? Dillusions ? Non. Un peu de pain, de leau, et beaucoup damour ; rien de plus.

            Plutôt que dépenser des fortunes qui sont nécessaires à lentretien des locaux, du matériel et de lintendance, apportons leur une petite toile de tente et quelques couvertures. Ils garderont ainsi leur dignité tout en étant protégés des intempéries. Tendre une main secourable, en tenant dans lautre le bâton de la répression, ce nest pas faire preuve damour. Plus que nimporte qui, ces gens là ont besoin damour. Les églises ne pourraient-elles pas elles aussi, restées ouvertes et accessibles à ces miséreux ? Assez de discours, de voyages et de promesses. De laction, authentique et efficace. Parler damour et de générosité, de grandeur dâme et dhumilité, serait plus crédible après non ?

            Laction dite humanitaire, doit avoir ses limites. Là, je minsurge avec force contre les artistes à la noix. Pour attirer la sympathie du public et accroître les ventes de leurs disques, ils jouent les effondrés sur toutes les scènes où lamour est en valeur.

            Pas besoin de guignols du show-business pour émouvoir les cSurs des téléspectateurs. Je persiste et signe en les accusant de se servir de ces institutions pour enjoliver leur image de marque. Le reste, ils nen ont rien à cirer. Lequel dentre eux, serait capable de venir à lune de ces émissions avec en poche une liasse de billets quil offrirait aux spectateurs ? Non pas le brûler devant les caméras comme hélas nous en avons le triste souvenir ?

            Avant de se faire mousser pour les pays du tiers-monde, que lon commence à soccuper des millions dindividus que les sociétés occidentales délaissent sur leur propre territoire. Cest dur je sais. Tout comme vous, je suis bouleversé par les images atroces qui envahissent quotidiennement mon écran de télévision.

            La transparence et lhonnêteté ne pourront jamais plus être crédibles. Trop de magouilleurs professionnels se sucrent au passage. Halte à ces fuites en avant qui jinsiste, ne sont que du poivre aux yeux pour étouffer les mouvements de protestation. Puisque nous laissons nos vieux à labandon, nos chômeurs dans le désespoir, des familles entières dans la misère.

            Si javais, moi, les millions dont disposent les "têtes daffiche", et je my engage si daventure cela se présentait, jachèterais une immense maison avec un grand terrain. Avec mon épouse, nous accueillerions les plus démunis. Ceux que la société rejette car hélas, ils ne correspondent plus au "profil" de ceux dont ils ont la charge. En échange du gît et du couvert, le temps quils se refassent une santé, ils participeraient aux travaux de jardinage et délevage des poules, lapins, et autres animaux indispensables à la nourriture. Pas question dentretenir qui que ce soit. "Je toffre mon amour et de quoi respecter ta dignité, en échange de ton amour et de ton savoir faire" !

            Le respect de lindividu, et non celui du culte de la personnalité, voilà comment demain peut-être nous parviendrons à redresser la barre. Cest laffaire de tous et non dune poignée de marginaux qui, à force de gueuler pour faire entendre la logique, vont finir par ségosiller.

            Lartiste nest quun pion, que les grands manitous de l'industrie du spectacle déplacent au gré de leurs besoins. Ce ne sont plus des êtres humains ces chers saltimbanques ; ce sont des machines à poignon. Pour en gagner davantage, ils nhésitent pas à plébisciter les procès contre certains hebdomadaires. Qui, selon eux, " violent leur intimité et les droits quils ont sur leur image" ! Alors un conseil, faites attention en prenant lun dentre eux en photo. On vous prendra vite pour un paparazzis !

            Sur une autre page, un autre "racketteur", artiste à temps perdu mais plus opportuniste sûrement, qui refuse de décliner le montant de ces "gains" providentiels ! Alors voilà comment, jenvisage la suite des opérations. Puisque cet argent est gagné sans trop se fatiguer, je dirais même quil se ramasse à la pelle et que cest tout bénéfice. Pourquoi ne serait-il pas reverser aux associations dont je viens de parler ?

            Vous pigez mieux pourquoi je lespère, on nous embrouille la tête avec les "affaires" dhier ? Pour nous empêcher de voir la vérité en face tout bêtement. Cette vérité, passe inéluctablement par les vestiaires ou les arcanes si vous aimez mieux, du sport dans son ensemble. Vous en voulez du poignon ? Vous allez voir quil est possible den trouver sans que les États ne sortent un centime en plus ! Les scandales impliquant le monde sportif dans son ensemble ne manquent pas. Je ne perdrais pas mon temps à en faire lapologie. Car hélas, je suis comme vous, au courant uniquement de ce que la presse à scandales a lordre de communiquer.

            Avec la moyenne mensuelle de tous ces grands sportifs, on pourrait largement nourrir tous les vieux dEurope pendant six mois ! Un essai ne coûte rien chers amis sportifs ? Allez... Un bon geste. Vous verrez, cela fait beaucoup de bien. Versez, vous aussi, ne serait-ce que la moitié de ce que vous empochez chaque mois, pendant trois mois, aux organismes chargés des personnes âgées. Vous serez surpris de voir à quel point ces petites têtes blanches seront comblées !

            Je ne sais pas mais, par exemple, si vous versiez le quart de vos "excédents" de revenus dans une cagnotte, destinée à aider les petites entreprises en difficulté ? Je connais des patrons qui retrouveraient le moral ! Lors de vos "transferts", en tous points fantasmagoriques, ne pourriez-vous pas envisager de rétrocéder le tiers de la somme en vue daider la science ?

            Avec ce que vous touchez pour une publicité, je suis prêt à parier quun ouvrier moyen ne le gagne pas durant toute sa vie professionnelle. Diminuer les écarts, aussi justifiés soient-ils. Revaloriser les rapports entre les grands et les petits. Redonner par ce biais lespoir à celles et ceux qui ne lont plus. Voilà comment ce présent tronqué pourra briller de nouveau de son éclat originel.

            Lidée, est bien de resserrer les liens humanitaires qui se sont distendus au fil des siècles entre les hommes. Crier sans savoir pourquoi, gueuler comme un débile pour rien, vouloir me faire passer pour un "Saint" en laissant croire que tous les autres sont des démons, ce nest pas mon objectif. Par contre, essayer daider les gens à ouvrir les yeux sur le présent quils ignorent, là oui, je lavoue, cest mon vSu le plus cher. Ce présent qui hélas, à cause de la nébulosité dont il est entouré en permanence, échappe à la conscience des hommes. Le décrire comme je viens de le faire, ce nest pas de la "démolition" systématique, mais au contraire un simple rappel des réalités.

            Lamour, le bonheur, sont venus mettre un terme à ces années de galère. Nayant jamais eu personne pour me guider ou me conseiller, jai arpenté la jungle avec amertume. Seul, je le suis toujours. Certes, ma vie ressemble à un soleil depuis que jai rencontré ma "Bibiche". Cependant, elle ne mappartient pas. Elle nest pas et ne sera jamais "ma chose". Jai compris avant tout quelle ne mapporte rien de plus que le plaisir de combler et satisfaire mon désir de ne plus être seul. En naissant nous sommes seuls. Nous mourons seuls. La vie aussi par définition, est faite de solitude. On la meuble du mieux que lon peut, non par nécessité véritable, mais par pur égoïsme. Il faut ladmettre et lavouer humblement. Lamour, cest cela !

            Faut-il sacharner à survivre pour se donner lillusion dexister ou exister pour mieux vivre ? Pour vivre précisément, il faut échapper aux contingences surannées derrière lesquelles nous nous abritons pour ne pas avouer nos faiblesses. La plus ingrate dentre elles, cest justement davouer que lon est seul du début à la fin. En ayant conscience que nous appartenons à un ensemble.

            Chaque individu est une entité, au service dun collectif. Je me sens donc une cellule, au milieu dautres cellules, dans un corps imaginaire que japparente à Dieu. Voilà pourquoi, je respecte chaque individu en privilégiant cest vrai mon épouse, comme une entité à part entière.

            Rien ne vaut le vécu, le ressenti, lauthentique. Apprendre les bases de la vie, les règles indispensables de déontologie, mais en conservant son intégrité par rapport aux applications. Tant que lenfant ne sait pas marcher, il a besoin des mains de ses parents. Après, c'est à lui de se débrouiller seul. Il anticipe, il se fait mal, il trébuche, mais il sait se relever. Puisque nous sommes des enfants, avons-nous réellement besoin quon nous traîne ? Non par la main, mais par le bout du nez ? Je serais plutôt favorable à cet aspect privilégié du ressentir. Les images, les clichés imposés ne sont pas toujours porteurs dune véracité absolue. Entre aider les gens à comprendre et leur bourrer le crâne, il y a une marge. A chacun den définir la grandeur !

            Je donne, je partage, sans rien espérer en échange. Chacun est libre dagir et se comporter selon sa conscience, et non calquer sa conduite en fonction de celle des autres. Vous avez déjà vu une cellule du corps venir bouffer dans la gamelle de lautre ? Alors quest-ce que ça peut vous foutre, que votre voisin roule en cabriolet et vous à vélo ?

            Tout est possible à condition quenfin, chacun admette limportance des autres. Sil faut de tout pour faire un monde, comme nous disons bêtement, il faut surtout comprendre que nous sommes toutes et tous égaux. Il ny a pas de gens sales ou de gens propres, de bêtes ou dintelligents, de laids ou de beaux. Tout ceci nest que le fruit de notre imagination. Ce sont des "estimations de valeur" dans lesquelles nous nous impliquons à tort.

            Nous sommes tous différents, physiquement et moralement. Cest cela pour moi, être une entité, un individu. En voulant faire mieux que le voisin, simposer à tout prix, faire en sorte dêtre considéré comme le meilleur, on écrase les autres rien de plus. Moralité, ce qui pourrait se faire avec douceur en accumulant les énergies et les valeurs de chacun, devient un bourbier infâme dans lequel tout le monde végète. Tels que nous sommes nous avons notre rôle précis à jouer. A nous den prendre conscience. Il faut faire en sorte que rien ni personne n'entrave cette élévation.

            Tant quil y a cette barrière entre le moi intérieur et le moi extérieur, la compréhension est du domaine de lutopie. Le lâcher prise est tellement abstrait, quil en devient opaque. Cest pour moi, le premier facteur dégénératif du présent. Cette entrave à la libre jouissance de linstant présent je la place en tête, car delle, dépend en grande partie lévolution dune personne. Prendre la pleine mesure de notre individualité devient selon son influence un combat insidieux et narquois. Ou au contraire, et cest je pense le cas des gens qui sont corrompus, un support de vitalité pour écraser les autres.

            Avec du recul, on découvre le présent auquel on a échappé, en compulsant ému les souvenirs du passé. Personnifions cet album par la société actuelle. Nest-on pas en train de regarder, en guise dinstant présent, les images de ce que nous avons évincé hier de notre vie ? Si brusquement, nous arrachions une à une les pages de ce maudit classeur ?

            Linstant présent impose une remise à neuf dans nos pensées ? Puisque nous sommes les seuls à pouvoir modifier les structures de notre environnement, pourquoi sans cesse repousser léchéance ? Plus nous tardons à revendiquer ce qui nous est dû, plus nous sommes enveloppés dans une peau artificielle quil nous est impossible dôter.

            Nous prenons conscience du mal, quand il est trop tard. La maladie peut encore être arrêtée ou enrayée. Labandon du présent au profit du passé, génère quant à lui des séquelles souvent irréversibles.

            La cigarette, lalcool, les maladies... Tout est mis en place pour développer habilement les excès, tout en préservant quand même les intérêts ! Diable ! Les ripoux veulent bien tout mettre en Suvre pour dénoncer les dangers. Avec l'espoir de réfréner les pulsions des peuples canalisés. En préservant toutefois leurs arrières ! Avant de montrer du doigt les homosexuels par exemple. En les faisant passer pour les "semeurs de germes" ! Pourquoi ne cherchons-nous pas à nous informer dès le plus jeune âge ? La honte, le sentiment de rejet, frappent des millions dindividus. Qui ont au moins le mérite dassumer pleinement leur présent. A quand les "zoos pour homos" ? Pourquoi pas non plus, les supermarchés pour pédophiles ? Comment faire admettre à un être humain par exemple, la complexité de son anatomie, sil en est encore à se demander sil a le droit daller aux toilettes sans autorisation ?

            Nous avons dès la naissance, notre potentiel dénergie pour parcourir notre incarnation dun bout à lautre. Yin et Yang... Masculin et féminin. Homme et femme. Ce qui signifie que notre corps est composé par moitié dénergie mâle et femelle. Sur ce plan cest vrai, nous sommes tous androgynes. Hermaphrodites pour les perfectionnistes. Les transsexuels ne sont donc pas, étymologiquement parlant, des "déchets" ! Comme le sous entendent insidieusement les plus tordus, mais des êtres humains à part entière.

            A linstar de la terre, qui tourne sur elle-même et passe du positif au négatif, notre corps subit les mêmes effets. Forcément, les pulsions qui sont à la base de notre activité sexuelle sen trouvent modifiées tout autant. Voilà pourquoi certaines personnes, plus fragiles que dautres, passent sans transition de laudace à la timidité excessive sans savoir pourquoi. Entreprenants et aventuriers, ils deviennent avec la même facilité réservés et discrets. Il ny a rien de plus naturel. Inutile de vous précipiter chez un "psy" ! Le métabolisme nous entraîne avec lui, il nous faut le suivre et non le réprimer. Jen reviens à la sexualité. Si, à cet instant précis, quand nous nous trouvons sous lune ou lautre des influences énergétiques, nous rencontrons une personne du même sexe qui se trouve elle sous celle opposée, il y a attraction !

            Les attirances dont je viens de parler, sont, bien quinjustement, caricaturées sous lappellation de bisexualité. Une tare de plus à exploiter pour détourner les esprits du présent. Car à force de traiter de "gouines", des femmes qui assument les vibrations dans lesquelles elles ont été entraînées, on dénature purement et simplement lessence même de la vie énergétique. Il en est de même pour les hommes naturellement. Lamalgame est à son apogée. La confusion est totale et habilement orchestrée. Cest pour cette raison, que je me suis permis de dire ce que jen pensais. Il ny a pas plus de péché que de crime en sabandonnant à des actes sexuels que la nature elle-même assume avec éclat.

            Voilà bien un exemple de répulsion du présent ! Je nencourage personne à la débauche loin de là. Sur ce plan tout particulièrement, il convient dêtre honnête avec soi-même. Se livrer à des "essais" uniquement par vice ou pour faire "comme les autres", ne correspond à rien. Respecter son corps, cest aimer la vie. Aimer la vie, cest avant tout saimer soi-même. On ne peut le faire quavec humilité et authenticité. Tout ce qui est fait en dehors de ces critères fondamentaux, nest quillusion. Cest exactement ce qui se passe dans la société actuelle.

            Cest là qu'il convient de jouer. Ne plus se sentir "obligé" tout simplement ! Si je nai pas envie daller uriner, vous ne my ferez pas aller pour vous faire plaisir ! Jy vais par besoin, et par nécessité. Ce besoin et cette nécessité, se rencontrent à longueur de temps dans notre vie. Le travail en fait partie. Il suffit de ladmettre pour échapper aux servitudes. Il faut éviter les amalgames et les confusions souvent dramatiques. Entre besoin et nécessité, les nuances sont étroites. Ce qui est nécessaire devient un besoin. Le besoin est-il une réelle nécessité ? La vie est la seule nécessité, car nous en avons besoin.

            Nous sommes conscients que la tentation fait partie de la vie. Loin de la réfréner, nous lui accordons la place qui lui revient dans notre quotidien. Sans nous laisser envahir pour autant. Plutôt que penser à mal, nous pensons au bien. Le plaisir faisant partie intégrante de notre vie nous le recherchons à tous niveaux.

            Lesprit libre de toute contrainte, nous la respirons à pleins poumons. Les moments sérieux indispensables, alternant avec les instants plus nombreux déclats de rire et de bonheur, dans lesquels nous souhaiterions entraîner celles et ceux qui voudraient les partager. En tout bien tout honneur naturellement ! Car cest vrai, très souvent nous déplorons de ne pas avoir de vrais amis. Des gens comme nous, pour qui la vie est une coupe de champagne pétillante, pleine de charme et de tendresse. A linverse du vin, elle est à consommer sans modération !

            Avec mon épouse nous lavons compris. Cest pour cette raison, que nous pouvons éprouver le même délice et la même volupté à nous regarder droit dans les yeux. Deux êtres indépendants vivant en communauté, telle est la définition du mot couple pour nous. Lindépendance se situe à tous niveaux. Le désir est inclus dans notre démarche.

            Plus les choses sont défendues, plus elles sont excitantes cest bien connu. Plus elles sont inversement admises et tolérées, moins elles produisent de pulsions sensuelles.

            Saimer librement, au grand jour et à la vue de tous, devient un péché capital. Dès linstant ou cet amour revêt un aspect moins conventionnel, unissant deux personnes de même sexe par exemple, les "lois" sont là pour réprimander. Ils nentrent pas dans le cadre des "délits" tolérés par la société, donc, ils sont répréhensibles. De quel droit les "esclaves" auraient-ils le droit dimiter les "maîtres" ?

            Nous devenons au fil des jours les esclaves et les jouets de la "civilisation", embarqués dans le train en partance pour lillusion. C'est drôle tout de même ! Autant nous nous attachons à des futilités, des détails anodins et sans envergure, autant nous laissons glisser sur les invraisemblances.

            Par contre, sans en arriver aux déviations du style pédophilie, il y a un créneau dans notre société qui mérite que nous y accordions plus dattention. Le tristement célèbre et fameux "harcèlement sexuel" ou encore "droit de cuissage". Si à tous les niveaux, du plus bas au plus haut de léchelle sociale, je considère lamour physique comme un jeu, sur ce palier intermédiaire je le dénonce comme une aberration. Cest à cet échelon, que les portes des déviations risquent de souvrir. Les faveurs obtenues facilement, font tourner les têtes de ceux qui sy consacrent pleinement.

            Le seul remède, car il en existe contre tous les maux, cest la détermination des victimes. Tu veux coucher avec moi ? Daccord. Rendez-vous tel jour à telle heure à tel endroit. Lautre idiot, qui marche sur sa langue tellement il est excité, ny verra que du feu. Le jour venu, avec la complicité du mari, le "tombeur" vient rejoindre sa belle promise. Manque de pot, le mari prend les photos ou filme la scène.

            Ne me dites pas mesdames, que je nai pas penser à vous ! Par contre, permettez-moi quand même un petit reproche. Je sais, la coquetterie, la sensualité, lenvie de plaire, font partie intégrante de la femme. Bien que je naime pas du tout ni le maquillage ni les artifices jadmets que cela revête un certain charme. Pourtant, il y a des limites que vous ne devriez plus franchir. Quand je vois, lété surtout, certaines nanas se balader le cul à lair ou presque, si ce nest pas de la provocation quest-ce que cest alors ?

            Je pense à ceux qui, de part leurs obligations ou professions, sont souvent loin de leur amour. Je pense aussi à tous ceux qui, blessés, humiliés et torturés par une garce, éprouvent lenvie de se venger. Vont-ils "sauter" sur une femme qui est vêtue dune manière classique ? Non. Par contre, ils seront tentés de bondir sur une midinette qui, par son envie de provocation, va déclencher des pulsions souvent meurtrières. Je pense enfin, que la beauté naturelle, na pas besoin dartifice.

            La société actuelle est scindée en trois catégories distinctes dindividus. Ceux qui ont du fric, ceux qui rêvent den avoir, et ceux minoritaires qui sont détachés du matérialisme ; je suis fier dappartenir à cette dernière "espèce", après avoir longtemps souffert parmi les "rêveurs" de la seconde catégorie. Les abus dun côté, les frustrations de lautre, et lespoir de voir naître la raison pour les derniers. Quels sont les vainqueurs, y a-t-il des vaincus ? Comment parler de victoire en soffrant tout ce que lon désire sans calculer ? Pourquoi parler de défaite parce que lon ne peut pas accéder à ses rêves les plus fous ?

            Reste les troisièmes larrons. Ceux qui hélas ne peuvent quassister impuissants à ces effluves sanglants émanant des passions exacerbées. Ceux qui dénoncent sans concession et accusent sans trembler. Ceux qui cherchent à mettre en évidence les travers de la société pour rendre le monde plus juste en combattant les inégalités. Ceux que lon traite de débiles parce quils ont le courage dagir en leur âme et conscience. Ceux qui refusent lendoctrinement doù quil vienne. Ceux-là mêmes enfin, qui prônent lamour, la tolérance, le pardon et léquité ! Eh bien oui, je suis heureux dappartenir à cette troisième famille.

            Bien avant la justice, si toutefois elle daigne maccorder la moindre importance, les médias se chargeront de me tailler un costume sur mesure. Je refuse dentrer dans leur jeu ? De me soumettre davance aux règles en vigueur en matière dédition en "passant pour une vedette" dans des émissions fantasques ? De réfuter tout bêtement ce que je considère comme des aberrations ? De préférer la modestie de lanonymat, aux feux des rampes des gloires embryonnaires et éphémères ? Quelle impertinence mes enfants !

            Ma gloire personnelle, cest davoir surmonté mes épreuves avec succès. De pouvoir aujourdhui jouir du présent, dans les bras de ma dulcinée. Jessaie de progresser sur mon chemin, et non régresser en ayant la douloureuse impression de ne servir à rien dautre, quà satisfaire les besoins pernicieux des grands de ce monde. Dans ce cas, allez-vous me rétorquer logiquement, pourquoi donner limpression décrire en sadressant à des lecteurs potentiels ? A question bête, réponse idiote : cest pour me sentir moins seul ! En ayant limpression davoir de véritables interlocuteurs en face de moi, et non plus un écran anonyme, le débat est beaucoup plus animé. Je ne vois plus les simples mots, je vois la tronche de ceux que je suis en train dégratigner ! Cest dun comique parfois je vous jure !

            Un ami, nest pas un pot de colle, accroché à nos godasses du matin au soir. Être cul et chemise conduit au désastre. Un ami, cest quelquun qui sait rire et pleurer en partageant les joies et les peines. Un ami cest un être
exceptionnel. Vous êtes dans le malheur, il accourt, quelle que soit lheure du jour ou de la nuit. Un ami enfin, sémeut autant que nous quand le bonheur sinstalle enfin dans le foyer. Lamitié, cest la clef de voûte du bonheur. Que nous soyons seuls ou mariés, cest le soleil qui brille en permanence quand les ténèbres de lennui nous couvrent de leur manteau lugubre.

            Vivre au présent, cest donc ressentir tout ceci en temps réel. Linstant présent, ici et maintenant, doit se vivre pleinement, sans artifice ni combine. Bien ou mal, juste ou faux, il nous appartient et à nous seuls démettre un jugement de valeur sur ce que nous accomplissons. Lerreur est humaine encore une fois. Cest après lerreur, je dirais même grâce à elle, que lon peut évoluer. A condition de ne plus se sentir coupable aux yeux des autres.

            Prenons le tabac. Selon les "statistiques", il y a environ trois personnes sur cinq qui fument dans le monde entier. Que font les gouvernements ? Ils conduisent peu à peu la majorité silencieuse et soumise des fumeurs, auxquels nous appartenons Bibiche et moi, vers le poteau dexécution. Montrés du doigt, nous passons pour des pestiférés ou presque.

            A combien estimez-vous les montants faramineux qui sont dépensés pour "condamner" les fumeurs ? Je rigole ! Si mes informations sont exactes, il se dépense dans le monde chaque jour, plusieurs millions de francs pour "combattre ce fléau" ! A qui sont destinées ces sommes rondelettes ? Aux amis de leurs amis bien entendu ! On garde les mêmes et on continue. Tous les moyens sont bons pour récolter des sommes et se faire élire ! Les "caisses noires" sont montrées du doigt, mais elles servent trop pour être dissoutes !

            La tolérance, dont se gargarisent les plus hautes personnalités, a quelle connotation dans ce cas de figure ? Bientôt, grâce à la duplicité des non-fumeurs envers eux-mêmes surtout, on nous accusera dêtre à lorigine de la pollution de la planète.

            Il en est de même pour lalcool bien entendu ! Tout ce qui touche de près ou de loin aux plaisirs individuels, est marqué au fer rouge. Pourtant, si jen crois les images des "réceptions mondaines", quest-ce qui accompagne les menus de ces hauts dignitaires ? De leau ? Mon cul cest du poulet ? En se cuitant la gueule à grands coups de pinard et dalcool, ces chers moralistes napprécient-ils pas de fumer leur clope après leurs grandes bouffes sur le dos des contribuables ? "Faites ce que je vous ordonne et surtout pas ce que jai envie de faire" !

            Les brebis égarées sont alors docilement prises en charge par les sectes. Là, tout le monde est sûr quelles ne bougeront plus le petit doigt pour se mettre en travers. Ne serait-ce pas pour ces raisons que les dites sectes ne sont pas pourchassées ni interdites ?

            Lautre soir à la télé, très tard comme délibérément imposé, un reportage sur les "guérisseurs" ! Voilà une source quelle est juteuse pour les sectes ! Du faux "mage" qui fait croire quil est en transe en gonflant son bide ? Dans les exercices du Tao on appelle ça la respiration abdominale, que lon applique aussi dans les exercices dits "de la Grue". Honnêtement, je me demande comment, par le biais de cet exercice, il peut entrer en "communication" avec les esprits des tarés qui viennent le voir. En attendant, selon le commentateur, ce gus empoche près de cinquante mille balles à chaque séance ! Dommage que la personne qui dénonçait ce charlatan était à visage masqué. Je la rassure quand même. Elle na rien à redouter dun usurpateur de cet acabit.

            Qui est-ce qui est chargé de récolter les "enveloppes" distribuées par ces guérisseurs bidons ? A moins que leur fric ne serve à soutenir laction des sectes ? On est tellement pris pour des pigeons quon ne sait plus. Qui fait quoi ? Qui est qui ? Cest ainsi quon entretient le climat de doute. Un esprit clair est capable de comprendre. Jen apporte la preuve. Un esprit nébuleux, se contente de suivre les ordres qui lui sont donnés. Et tout ça, pour ce putain de fric !

            Voyons voir ailleurs. Le sport par exemple. Vous trouvez normal que des gens meurent de faim et que les grands sportifs se prélassent au soleil sur les matelas de billets ? Non ? Alors remuez-vous. Quest-ce qui fait monter les enchères des commanditaires ? Le public. Si demain, plus un seul spectateur nest présent sur aucun terrain de sport, auront-ils encore envie dêtre aussi généreux ?

            Et il y a encore le "chaud-bise" ! Excusez lorthographe, mais jen ai marre dêtre bouffé à la sauce anglaise ou américaine. Le monde du spectacle si vous aimez mieux ! Restons français. Là encore, si vous trouvez normal quune poignée de toquards dirigent et régentent un univers aussi vaste, commencez par leur crier votre désaccord. Nachetez plus le moindre disque, ni de cassettes ; ou alors juste celles sur la pédophilie ! Puisque cest le sport favori de certains gros bonnets, cest sans doute lavenir ? Il en va de même pour lempire de lédition ! Nachetez plus que les ouvrages consacrés au "tourisme sexuel" ! Puisquil paraît que cest commercialisé en toute impunité.

            Je parlais de public à linstant. Cest valable pour les "cérémonies" des trophées ! Plus débiles que ces émissions à la con, tu meures ! Des "mercis" fourbes et hypocrites. Des larmes de crocodiles. Des congratulations qui feraient rougir de honte les grands maîtres qui incarneront à jamais les valeurs disparues. Le cinéma, le théâtre, la chanson... Ils ont tous à présent leur "soirée de gala" ! Beurk ! ... Combien de plats du jour à dix balles pourrions-nous concevoir avec le total des sommes, gaspillées au cours de ces soirées de voyeurisme ?

            Nous passons dun tourbillon artificiel à un autre. Sans nous rendre compte que pendant ce temps, les magouilles se perpétuent. Remarquez, je préfère entendre un jeune parler avec enthousiasme dun récital "rap", plutôt que traiter son camarade allemand de sale boche.

            Loto, P.M.U., jen passe et des meilleurs. Larnaque est assurée, lhonneur est encore sauf pour les conspirateurs. La question que je me pose, est de savoir où passent les milliards qui sont récoltés tous les jours ?

            Voilà ce que je recommande à toutes celles et ceux qui sadonnent à de telles pratiques hasardeuses et trop coûteuses : Ne dépensez plus un centime pour acheter le moindre billet ! ! ! Boudez la loterie, les jeux de hasard, et le tiercé. Pendant six mois sil le faut, gardez cet argent pour améliorer votre présent au quotidien. Vous ne pénaliserez que les gros bonnets qui ont trouvé par ce filon une mine dor. Personne ne sera touché à part ces escrocs. Aucun centime nest reversé à un quelconque organisme de bienfaisance ou Suvre humanitaire. Nos vieux peuvent crever de faim, ils sen fichent comme de lan quarante.

            Quand on vit entouré de corruption, il est difficile den échapper cest vrai. Il suffit pour sen convaincre de suivre les débats télévision à propos des scandales concernant les matches truqués ! "Oh ben merde alors... javais même pas vu le ballon... suis-je distrait quand même" ! Par contre il a bien vu, et senti, lenveloppe quon lui glissait dans la poche avant le match !

            A grands coups de millions, le sport se trouve lui aussi impliqué dans cette dégénérescence des valeurs. Où que lon se tourne, quelle que soit la discipline, plus rien nest sincère. Tout ça encore une fois, dans le seul but de permettre à des trusts de senrichir un peu plus. Le cyclisme, lathlétisme, l'hippisme et tous ces sports spectacles, sont sans aucun doute les domaines privilégiés. Non seulement les magouilles pullulent, mais plus grave, elles compromettent la santé des sportifs.

            Largent na pas dodeur dit-on ? Le parfum qui en émane est loin dêtre enjôleur ! Les structures établies pour le faire fructifier sont tellement vastes et complexes, que le quidam y perd son latin. Voilà pourquoi celles et ceux qui en ont le monopole sarrangent pour détourner notre attention à tous les niveaux, et en permanence. Lêtre humain qui pose des questions et cherche à comprendre, devient à leurs yeux un individu dangereux.

            Avant une échéance électorale, chaque "parti" rassemble ses troupes, motive ses hommes. Les identités saffirment, les divergences à tous points de vue sont nettes et sans ambages. Que se passe-t-il à quelques semaines de la confrontation ? Les ennemis dhier deviennent les meilleurs alliés de demain. Nous nous retrouvons dans le cas de figure que jai exposé dans le premier chapitre. Le clan de ceux qui sont au pouvoir et celui qui veut le reconquérir.

            Les alliés bidons le temps dun vote, redeviennent ennemis et le peuple à nouveau se retrouve le cul dans leau. Le cirque reprend. Les scandales éclatent, les têtes tombent dans les deux clans. Vous voyez, cest facile décrire un roman. On garde le fil conducteur et on sen sert sous une autre version ! Un peu comme la chanson daujourdhui ! Avec trois mots, souvent débiles en plus, on fait un "tub" ! Plutôt creux à mon avis, mais les "intellectuels" de la culture en ont décidé ainsi !... A quoi bon sattacher aux valeurs, qui en tout état de cause ninterpellent plus personne !

            Comment expliquer que du jour au lendemain les trois quarts dune population changent davis ? Je veux bien croire aux phénomènes dits "de masses". Je veux encore admettre que l'exaspération, habilement servi sur un plateau, puisse jeter le doute dans les esprits. Honnêtement, jamais je narriverais à me convaincre que le bourrage de crâne "sublimement" dosé, soit étranger à ces revirements de tendances. 

            Tout ce qui compose notre vie, est faussé. Dénaturé, dépouillé et dépourvu de tout sens. Moi sinistre ? Ben voyons ! Je vois la vie en noire cest cela ? Donnez-moi alors la possibilité de la vivre en rose ? Ah ! ... Vous ne pouvez pas ? Comme cest dommage.

            Si la société ressemble à ce spectre impersonnel, cest que nous y sommes pour une grosse part. Notre égoïsme avant toute chose. La naïveté ensuite. Puis lapparence. La faiblesse par-dessus tout. Un être influençable est un être sans avenir. Ne cherchez pas, cest moi qui viens de le pondre ! Jy ajouterais un zeste de lâcheté.

            Moi dabord les autres après, voilà ce que cest que légoïsme. Cest là-dessus principalement que la plupart des spéculateurs se reposent. En nous faisant miroiter des "promotions", en nous flattant exagérément pour faire exploser notre libido, en essayant de nous faire croire que sans nous, rien ne peut se faire.

            Plus on accepte les compliments, la pommade dans le dos, les flatteries et Dieu sait quoi encore, plus on est dépendants de nos "flatteurs". Le drame cest que pour en prendre conscience, il nous faille attendre de recevoir notre lettre de licenciement. Là, cest pas sur le cul que lon tombe, mais cest le ciel qui sabat sur nous !

            Les Renards sont en haut dans la société de chez nous. Reste les volatiles ! Que nous sommes forcément à cause de notre naïveté à croire ce que lon nous dit. La publicité en règle générale, nest-elle pas faite pour influencer notre naïveté ? Ne se sert-on pas de notre ego ? Pour nous faire croire que grâce à notre sens de la critique, de lobservation, de la rigueur et notre sens inné de lanalyse, la qualité de tous les produits évolue sans cesse ? Yen a même qui arrivent à croire que leur rejeton pourra bientôt être président !

            On le sait maintenant que tout est truqué. Ceux qui ne le savaient pas, le sauront à présent. Faites vos magouilles comme bon vous semble, mais dispensez-nous de vos aveux de sincérité et dimpartialité ! Tout est gagné davance.

            Lhabit ne fait pas le moine, on nous le dit et le répète assez. Pourtant, après la naïveté, je place ensuite les besoins dapparences ! Car pour faire briller limage que notre égoïsme nous impose, et pour masquer notre crédulité, nous essayons de donner de nous un relief en tout point avantageux. Pour y parvenir nous rivalisons dimagination.

            Restant dans le domaine de lapparence, qui de loin est notre pire ennemie, certains hommes essaient à tout prix de prouver quils sont les plus beaux et les meilleurs. La frime est une maladie à mon avis. Car elle pousse les gens à composer en permanence des personnages de fiction.

            Tout ce qui compose lunivers artificiel dans lequel évoluent les personnes dont je viens de parler : artistes, hommes daffaires, politiques, journalistes, banquiers, et les frimeurs bien entendu, a un début et une fin. Quand lhallali a sonné, que les derniers spectateurs ont quitté la salle de spectacle, le rideau tombe. La scène est dépeuplée. Le monstre sacré seffondre sur les ruines de son empire. Lheure du bilan a sonné.

            Lêtre humain nest pas une machine et a le droit dadmettre ses passages à vide. A force de vivre à cent à lheure, le plus souvent dans lapparence, on peut craquer. La faiblesse dont je veux parler, ne se situe pas là. Je veux mettre en relief celle derrière laquelle sabritent la plupart des gens, pour ne pas saffirmer. Par exemple, les situations que je viens dexposer depuis le début de mon témoignage. Cest à cause de cette faiblesse, que les peuples sont exploités. La peur, la crainte, le manque de confiance en soi, lindifférence, la panique, en sont les expressions les plus connues. Cest ce qui fait la force des spéculateurs. Ils jouent sur la faiblesse des gens. Plus ils sont en vue, plus ils impressionnent.

            Nous voulions faire bouger les choses ? Le pétard que nous avions lintention dallumer pour attirer lattention, se transforme en bombe qui nous pète à la gueule. Voilà comment, à défaut de sexprimer, lon devient des larves. Le "grand jury" qui doit se prononcer sur nos aptitudes à devenir des hommes, nous recale avec mention "peut mieux faire" ! Avertis, les ripoux sorganisent. Grâce aux renseignements qui leur parviennent, ils ont la possibilité de préparer la contre-attaque.

            La peur en soi nest donc pas négative. Une personne qui prétend ne jamais avoir peur, nest pas une relation des plus valorisantes ! Le fanfaron, qui se vante de maîtriser sa peur, nest quun lâche. Il fuit sa vérité au profit de lapparence. Donc, la peur est saine.

            Pas assez de ces espionnages organisés, voilà que maintenant les gens par millions se ruent aveuglément sur "Internet" ! Comme moyen dinvestigation et despionnage il ny a pas mieux ! Relier les gens les uns aux autres, supprimer les frontières, lintention est louable. Ce qui lest moins, cest la manière dont cette "libéralisation" de la communication est utilisée par ceux qui nous gouvernent. Jai cessé dêtre lâche... Donc, jaccuse !

            La médecine est en train de devenir la plus juteuse des entreprises commerciales au monde. Les ripoux lont compris. Cest pour ça sans doute, quils se montrent aussi "protecteurs" envers la plupart de ces quelques hypocrites, valeureux défenseurs du serment dHippocrate ! Pour mémoire, que dit en préambule ce même serment ? Je cite : "Primum non nocere". Ce qui signifie : Dabord ne pas nuire ! Alors là jexplose ! Désolé de perdre mon sang froid, mais jen ai plein le dos cette fois. Que les humains, entre les mains de cette minorité de médecins, soient pris pour des cobayes, passe encore. Par contre, que pour l'argent, et uniquement dans ce but, ces mêmes imbéciles conduisent à la mort, je ne peux laccepter plus longtemps.

            A force de voir des gens traumatisés suite à des erreurs médicales... Des veufs ou des veuves déplorer la mort du conjoint à cause dune bavure dun de ces mêmes pseudos-toubibs... Des personnes condamnées à vivre en fauteuil parce quun médecin na pas su diagnostiquer un problème grave... Des femmes éplorées de ne plus pouvoir enfanter parce que la médecine les ont déclarées inaptes ou simplement stériles... De voir le gaspillage et les aberrations au niveau des coûts de plus en plus élevés entourant la santé alors que ces faux hommes providentiels ne songent quà leur "train de vie"... Dentendre les gens se plaindre et gémir sans oser condamner de peur dêtre  placés dans le collimateur. Yen a marre !

            Qui, ô vénérés compagnons sur notre arche perdue, na pas en travers de la gorge une expression de mépris, à légard de cette minorité de toubibs ? Qui na pas susurré entre ses dents exagérément tenues serrées, sa haine et son courroux envers "leur" science ? Qui hélas, ne sert quà entretenir la maladie plus quà la combattre ? Cest violent je sais. Jen ai rien à cirer. Jai suffisamment de preuves écrites pour étayer mes propos au sujet des "erreurs" médicales. Merci la presse entre autres !

            Puis-je suggérer quelque chose, puisque vous lisez cette histoire ? Au sujet des erreurs médicales, je pense quil serait chouette de pouvoir en parler dans une émission spéciale à la télévision, non ? A vingt heures trente bien sûr... Pas à vingt-trois heures !

            Au fond, ce qui métonnera toujours à ce sujet, cest le nombre incroyable de chansons ou de textes que les chanteurs défunts navaient pas sortis de leur vivant ! Quand on connaît la gloire et que lon se trouve au zénith de la popularité, il me semble fort improbable que lon néglige de mettre sur le circuit, les tubes qui ne pourraient quaccroître la notoriété ?

            En parlant aux gens, même par le biais dune série télévisée, par exemple. En leur expliquant clairement les choses sans y adjoindre la moindre forme de répression. Voilà comment à mon avis, on pourra effacer les contentieux de querelles et danimosités. Pour cela, il conviendrait de neutraliser cette ascension vers la gloire des fortunes faciles, au détriment des valeurs fondamentales. Je ne "tourne pas ma veste", je ne baisse pas mon fûte, je rends hommage à une action potentielle si toutefois, la coïncidence nest pas à lorigine de ce revirement de situation.

            Ici et maintenant, linstant présent, voilà tout ce quil conviendrait de faire pour sortir du ghetto qui nous opprime. Prendre la vie comme elle vient, sans se soucier de rien dautre quassumer linstant présent. Le passé est derrière nous, demain nest pas encore né ! Avec mon épouse, nous adorons flâner dans les rues, regarder la vie parfois trépidante, mais surtout, celle que nous ne voyons plus. La vie intime de la faune et de la flore par exemple. La Nature nest-elle pas ce quil y a de plus beau ?

            Tout est gracieux, harmonieux, apaisant. Il ny a que les hommes qui, courant comme des fous après le temps, nont même plus le temps de le voir sécouler. La vie est-elle vraiment devenue cette jungle impersonnelle, obscure et glaciale dans laquelle nous donnons limpression de survivre ? Ne pourrait-on pas essayer, ne serait-ce que pendant quelques semaines, de vivre en harmonie avec nous-mêmes ?

            Après la pluie le beau temps... Demain il fera jour... A chaque jour suffit sa peine... De tels adages ne vous ont donc jamais sensibilisés ? Alors prenez le temps de leur accorder la chance dexprimer leur propre valeur, et surtout, celui de vous y accrocher. Oui, je crois en lavenir. Je crois à des jours meilleurs et plus équitables. Je crois enfin quavec le langage du cSur, le seul qui soit authentique, les êtres humains ont encore de beaux jours... devant eux !


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