LES DÉLINQUANTS ET LA NATURE

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        S'il existe, et nul ne peut le nier, une frange irréductible de très jeunes casseurs, tous les jeunes délinquants ne sont pas à mettre dans le même sac. Pour la minorité de "têtes brûlées", multirécidivistes, il faut que la justice se montre extrêmement sévère. J'irais même jusqu'à proposer que dans chaque quartier réputé difficile, en lieu et place des flics, soient disposés quelques légionnaires !... Ces voyous font les marioles, en jouant sur la peur qu'ils génèrent ; autant que sur le laxisme des pouvoirs publics en général. Mais si demain, ils ont en face d'eux, des baroudeurs prêts à leur mettre une tête au carré, là, ils se feront petits dans leurs godasses !

        Là n'est pas l'objet de mon article. Je m'intéresse aux autres, c'est à dire à la grosse majorité de cette jeunesse abandonnée, livrée à elle-même. N'ayant plus de repères, plus d'identité, rejetés par la société qui les marginalise, ces jeunes entre douze et vingt ans sont désemparés. Le phénomène prend des proportions telles, qu'il interpelle "enfin" les dirigeants ! Mieux vaut tard que jamais n'est-ce pas ? Hélas, suite aux reportages que j'ai suivi au journal télévisé hier soir, 27/01/99 sur France 2, la manière n'y est pas ; mais alors pas du tout ! Pour se donner bonne conscience, le gouvernement envisage de créer des Centres... Un peu comme on pourrait ouvrir des bordels !

         D'accord pour éloigner les jeunes délinquants de leur souche. Oui pour les placer dans des environnements sains, loin de leur quartier. Mais à mon avis, en les "stockant" dans des Centres spécialement prévus à cet effet, l'objectif souhaité ne sera jamais atteint. Car, que ce soit en univers carcéral ou dans un lieu assimilé, tel un Centre, les jeunes ne pourront pas oublier qui ils sont, ni ce qu'ils ont fait. C'était tout l'intérêt des reportages hier soir. Loin de parquer cette jeunesse fébrile, comme du bétail dans un pré, la Nature m'est apparue comme une idée salvatrice. Les premiers étaient encadrés par des spéléologues et les seconds, par des responsables équestres. Banco !

        L'une des phrases qui m'a le plus interpellé, c'était l'un des jeunes qui disait : " Dans mon quartier personne n'osait me gifler... Ici, je sais que je peux l'être sans réagir car ils sont plus forts que moi "... Ils, ce sont les responsables. Ce qui rejoint ce que je disais en préambule ; face à plus forts qu'eux, ces "gros bras" s'écrasent mollement ! Néanmoins, ce rapport de force n'est pas à mettre en exergue. Ce que j'ai retenu en synthèse, c'est que tous ces jeunes éprouvaient autre chose que de la haine envers la société. En se rendant utiles, en participant aux travaux de la collectivité qui les héberge, leur vie prenait un autre sens, une autre dimension.

        D'où cette idée de venir parler de ces projets qui de loin, mériteraient d'être développés, en lieu et place des Centres "bonne conscience", générateurs de toutes les dérives possibles. Qui de plus, ressembleraient très vite à de véritables camps de concentration, où la discipline exacerbée serait de rigueur. Quelle possibilité d'épanouissement auraient les jeunes ? Difficile d'en imaginer l'existence ! Alors qu'en étant intégrés à la Nature, en étant sécurisés par des tâches qui les valorisent, ces jeunes retrouveraient très vite leur dignité. Car il ne faut pas le laisser sous silence ! Même à douze ou quinze ans, ils méritent autant que les adultes, d'être respectés dans leur dignité ! A grands coups de poing sur la figure ou de pieds au cul ? Je ne le pense pas.

        Par contre, dans des gîtes champêtres, comme ceux que nous avons vus dans les reportages, là, l'idée serait plus séduisante. Car ce qui ressort de ce que nous avons vu, c'est le désSuvrement qui arrive en tête des motifs conduisant un jeune à commettre des bêtises. Alors il n'y a qu'à les occuper !... Ce ne sont pas les travaux qui manquent que je sache. Les forêts à entretenir... Les champs à défricher... Les aides aux agriculteurs surchargés... La surveillance des troupeaux... Le reboisement des forêts... Les randonnées et le sport... Les refuges de montagne... Sans parler des Suvres humanitaires qui apprécieraient je pense, une main d'Suvre aussi importante. Même si les premiers temps, pour parer à toute éventualité, un encadrement musclé serait indispensable ; mieux vaut prévenir que guérir ! Il est fondamental, comme le disait un des instructeurs de spéléologie, que les jeunes soient confrontés à plus fort qu'eux, sans trace de violence. Qui, mieux que la Nature, peut offrir de tels atouts ?

        Encore une fois, de part sa générosité, sa grandeur et sa majesté, la Nature à elle seule, est capable de remettre les plus fragiles dans le droit chemin. Le grand air, le sentiment d'être utile à quelque chose, de se sentir aussi tout petit, il n'en faut pas plus à un jeune délinquant pour sortir de l'ornière. L'un d'eux disait à ce propos : " En tôle tu t'emmerdes, tu tournes en rond... Ici, tu t'occupes et en plus quand t'as fini, t'as un diplôme " !... Faut-il dans ce cas, les considérer tous comme des sauvages, incapables de changer ? Je suis persuadé du contraire. C'est ce qui risque d'arriver, si l'idée d'ouvrir ces Centres perdure. En les isolant dans ces structures d'accueil, loin de les stimuler, on ne pourra que les dévaloriser un peu plus. La promiscuité au sein de telles infrastructures, n'est guère propice à une métamorphose !

        Sans parler du coût engrangé pour la construction de tels établissements. Plus les frais inhérents à leur fonctionnement ! Avec mille fois moins de dépenses sans doute, en envisageant cette hypothèse des sites ruraux, on pourrait faire d'une pierre deux coups. Avant tout, réinsérer les brebis égarées du droit chemin. Et ensuite, valoriser la Nature et les gens qui la respectent. Je ne parle pas de celles et ceux qui, arguant leur appartenance à Dame Nature, s'en servent uniquement comme un tremplin politique ! Par contre, je fonde tous mes espoirs sur ces jeunes qui, aujourd'hui refoulés et méprisés, auront demain la possibilité d'en extraire le meilleur.

        Car, et ce sera ma conclusion, il ne faut pas perdre de vue que si ces jeunes sont aujourd'hui montrés du doigt, c'est à cause de nos seuls excès ! Le fric facile, l'appât du gain, l'apparence, la folie des grandeurs, ont peu à peu contraint les gens à lâcher prise. Pour ne rechercher que notre seul intérêt, nous avons au fil des années, abandonné notre rôle d'éducateur. La société n'y est pour rien, nous sommes les seuls responsables de ce gâchis ! Si demain, loin de jeter la pierre à ces victimes que la société rejette, nous leur tendons la main, je suis persuadé que d'eux-mêmes, ils auront envie de réintégrer le navire fantôme qu'ils ont abandonné. Les jeunes délinquants ne sont ni des fainéants, ni des voyous, ni des bons à rien. Ils sont le reflet de nos erreurs, et le miroir de nos lacunes ! Ne soyons plus indifférents à ce qui pour moi, n'est rien de plus qu'un appel au secours de leur part !


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