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            IMPORTANT : Concernant les Propositions à proprement parler, il est important de tenir compte du contexte global. En effet, isolément, elles peuvent paraître incohérentes, voire superficielles. Elles traitent et se rapportent au thème général de l'Essai PPA, où sont développés dans le troisième chapitre, d'une manière complète, les fragments représentés par lesdites Propositions.

            La pollution ! Sur ce point je pense, tout le monde est d’accord. Avant d’en venir à la proposition en elle-même, de grâce messieurs les grands de ce monde agonisant ; pitié même ! Arrêtez de culpabiliser les petits comme vous le faites. Pensez-vous vraiment que ce soit les ménagères avec leur petits "sprays" qui soient responsables de la destruction de la couche d’ozone ? Un peu de sérieux et de pondération dans vos sarcasmes s’il vous plaît ! Combien de millions de pulvérisateurs représente un avion au décollage ? Combien de milliards de ces mêmes aérosols, une fusée bombarde dans l’atmosphère ? Simple question en aparté !

            Voilà ma proposition. On trace sur la carte de la ville, un cercle représentant deux kilomètres de rayon, autour de la mairie ou d’un point situé au centre ville. Dans cette zone dite protégée, aucun habitant inclus dans ce "périmètre de dépollution" n’aura le droit de circuler avec sa voiture. Il devra la stationner en dehors de cette même zone. Autrement dit, si on me pince au volant de ma guimbarde alors que j’habite dans cette zone réglementée, je paie déjà une forte amende, et je fais l’objet d’un avertissement. Au deuxième, on me retire ma voiture pour six mois ; je parle de voiture, pas de permis !

            Chaque habitant, recensé à l’intérieur de ce périmètre de protection, recevra un badge. Moyennant un forfait annuel, pour obtenir ce laissez-passer permanent, il aurait le droit de circuler gratuitement sur tous les modes de transport en commun existants ; dans le cercle seulement bien entendu ! La somme versée au titre du forfait annuel, étant destinée à dédommager les compagnies de transport. Il pourrait aussi, selon des accords passés avec les compagnies de taxis, obtenir un transport gratuit par semaine pour se rendre à un rendez-vous urgent par exemple. Le reste du temps, toujours avec les taxis, il aurait droit à des remises proportionnelles à son éloignement du centre ville. Si la course, qui peut atteindre quatre kilomètres en tout sur le diamètre du cercle, ce serait quarante pour cent de rabais ; deux kilomètres, vingt pour cent etc. Soit dix pour cent au kilomètre.

            C’est pour cela qu’on pourrait déjà modifier quelques règles. Par exemple, proscrire énergiquement l’arrêt des voitures sur les trottoirs ? Embarquer celles, stationnées aux angles de ces derniers. Illico, ce serait la fourrière et une amende dissuasive. Aménager des espaces protégés tous les cinquante mètres pour laisser libre l’accès aux trottoirs ; deux gros bacs à fleurs espacés d’un mètre, permettraient aux handicapés et aux personnes âgées de circuler librement sans s’exposer aux dangers de la chaussée.

            On pourrait aussi, puisqu’on est lancé dans les bonnes intentions, réglementer d’une manière plus drastique les livraisons. Au lieu de laisser les énormes bahuts encombrer les chaussées durant de longues heures ; ils bossent les pauvres, je sais, et ils ne peuvent pas faire autrement. Eux non, mais les pouvoirs publics oui ! Par exemple, créer un centre général de distribution aux abords des périmètres protégés ? Un entrepôt vers lequel toutes les marchandises seraient dirigées. Elles seraient ensuite acheminées par petites camionnettes sur les lieux où elles doivent aboutir. Ce principe aurait un triple avantage. D’une, il désengorgerait le centre ville. De deux, il serait générateur d’emplois ! De trois, il permettrait aux transporteurs routiers de ne plus perdre un argent fou avec le temps perdu par leurs chauffeurs à décharger leurs camions. Qui dit temps gagné, dit argent économisé non ? Donc, cela veut dire que les transporteurs devraient s’acquitter d’une redevance auprès de la société de distribution, qui pourrait s’autofinancer. Le respect de la valeur humaine serait par la même occasion pris en compte.

            Des heures de fatigue, de solitude, d’énervement aussi, réduits à néant. Une nuit à l’hôtel, les frais de restaurant... On comprend mieux pourquoi soudain, les prix des transports routiers deviennent effarants. Alors qu’en ayant la possibilité de se rendre dans un endroit simple d’accès, il pourrait même se reposer en laissant les employés de la société se charger des colis à livrer. Qui dit société de transit, dit bien sûr chômeurs en moins ! En créant une dizaine de postes par unité de transit, financés par les sociétés et les fabricants, à combien d’employés pourrions-nous parvenir sans sombrer dans l’utopie ? Reprenons les quatre-vingt-dix départements. Chaque région, possède au minimum une bonne vingtaine d’agglomérations susceptibles d’être intéressées par ce projet. Ce qui ferait en comptant une société par ville, deux cents postes créés. Sur l’ensemble du territoire, après un savant calcul, cela porterait à dix-huit mille le nombre de chômeurs en moins ! Si j’additionne avec les employés aux sondages, on arrive quand même à près de cinq cent mille personnes employées !

            Puisque j’en suis à parler des transports, je ne peux pas garder sous silence l’idée qui m’est venue à propos des fabricants. Ce sera aussi la conclusion de cette huitième proposition. Comme chacun le sait, le but recherché par tous les patrons, est de gagner un maximum de fric. Rien de culpabilisant au demeurant, compte tenu du fait que tout travail mérite salaire.

            Prenons un exemple tout simple : le champagne. Qui n’aime pas de temps à autre, s’offrir une bouteille de ce précieux nectar ? A l’heure actuelle c’est devenu un véritable luxe pour les trois quarts de la population. Si j’étais viticulteur, j’essaierais de baser mes calculs d’une manière différente. Une bouteille, me rapporte environ cinq francs de bénéfice ; j’ignore les chiffres, et je dis n’importe quoi à leur sujet, mais c’est simplement pour étayer ma proposition. Je garde donc mes cinq francs en référence. Je vends chaque année disons mille bouteilles ; ce qui, sans faire de gros calculs, me laisse une marge nette de cinq mille francs. Je décide alors de tenter un coup de poker. Je réduis de moitié le prix de mes bouteilles. Ce qui va me donner deux francs cinquante seulement de bénéfice. Oui mais ! ... Au lieu de vendre mille bouteilles, j’en vends plus de dix milles ! Moralité, au lieu de cinq mille balles de bénéfices, j’en empoche vingt mille de plus. Je n’arrête pas ici cet exemple révélateur. J’y intéresse le gouvernement. Comme nous le savons tous, ce sont les charges qui ruinent l’économie. Aussi, pour encourager et promouvoir cette nouvelle façon de faire, l’État devrait participer d’une manière concrète. Le patron désire baisser de vingt pour cent ses tarifs ? Les taxes baisseraient à égale proportion. Je réduis de trente pour cent l’ensemble de mes prix à la consommation ? L’État défalque aussitôt trente pour cent de mes charges patronales, et ainsi de suite.

            Relancer l’économie ne se fera jamais, en bouchant une brèche d’un côté pour en ouvrir une de l’autre. Il serait temps que chacun prenne conscience du poids de ses propres erreurs ou exagérations, et se soumette à la raison. La logique n’est pas toujours porteuse d’enthousiasme et de notoriété. Entre crever de faim et se priver de quelques superflus pour relancer la machine, les gens sauraient choisir. Alors qu’on arrête de penser, d’agir, de décider au nom d’un peuple, simplement pour se faire valoir. Plus que dans n’importe quel domaine, il serait bon se connaître l’opinion des Français.

            Vous voyez bien que des solutions existent. Je ne suis pas le seul Dieu merci, à posséder une imagination fertile. Si au lieu d’étouffer les gens, les grands essayaient de les consulter à tous niveaux, demain j’en suis sûr, les problèmes "insolubles" actuellement trouveraient une solution. A condition que tout un chacun y mette du sien !