APPAREIL DIGESTIF
De part le nombre d'organes qu'il implique, et la complexité de la mission qui est la sienne, l'appareil digestif est sans nul doute, le plus perfectionné du Corps Humain ; je n'engage que moi en disant cela bien entendu ! Des glandes salivaires en passant par l'Ssophage, l'estomac, le foie, la vésicule biliaire, le pancréas, les intestins... etc., la fonction digestive est très longue. Voici une vue d'ensemble de cet appareil :
La nourriture fournit à notre corps, les matériaux nécessaires à son fonctionnement et à son entretien. Entre le moment ou nous absorbons les aliments et celui de l'élimination des déchets, une véritable alchimie se produit. L'objectif à atteindre, étant d'apporter aux fonctions organiques, un potentiel d'énergie suffisant. Le principal générateur de cette énergie est le GLUCOSE (PHOTO). Le processus est très vaste et très complexe, entre la libération des glucoses (respiration cellulaire), et l'absorption par les fonctions du corps. Il nécessite la présence d'oxygène et se produit à l'intérieur des cellules.
Le glucose est donc l'un des nutriments essentiels. Ces derniers, se présentent généralement sous forme de molécules organiques géantes, ou MACROMOLÉCULES, elles-mêmes constituées d'un grand nombre de sous-unités moléculaires, comme le glucose, associées par des liaisons complexes. Ainsi, les HYDRATES DE CARBONE (Glucides), tel que l'amidon, sont des POLYSACCHARIDES (Plusieurs molécules de sucre). Les Protéines ensuite, qui se composent d'un grand nombre de sous-unités : les ACIDES AMINES. Les protéines sont formées de longues chaînes d'acides aminés ; il en existe environ une vingtaine différents dans notre alimentation. Les acides aminés sont des matériaux qui constituent tous les tissus de notre corps, selon les instructions qu'ils reçoivent de l'ADN des cellules. Les graisses enfin (Lipides), qui sont des combinaisons de glycérol et d'acides gras, constituent avec les Sels Minéraux, les derniers éléments de cette chaîne de nutriments.
Voici à présent, le parcours pour le moins "animé" des aliments avant qu'ils ne se métamorphosent en énergie. C'est dans la bouche qu'a lieu la première partie du processus digestif ; les glandes parotide, sublinguale et sous-maxillaire y jouent un rôle prépondérant (PHOTO). Alors suivez-moi maintenant... Essuyez vos pieds avant de suivre les aliments et d'entrer dans la bouche ;-)) Vous voilà "posés" sur la langue... Aussitôt, l'ensemble des aliments se constitue en BOL ALIMENTAIRE (PHOTO). Ceci bien entendu, après mastication... Les dents réduisent les aliments en une petite masse molle, le bol alimentaire ! Pendant la mastication, la nourriture s'imprègne de salive, qui lubrifie le bol alimentaire et le rend homogène, facilitant ainsi sa progression.
Nous poursuivons notre "descente" aux enfers... Nous arrivons à la deuxième étape de la déglutition. La langue se soulève et refoule le bol alimentaire encore plus loin, tandis que la voûte du palais obstrue la cavité nasale pour empêcher que la nourriture pénètre dans le nez. Les aliments sont alors dans le PHARYNX, qui relie la bouche à L'RSOPHAGE (PHOTO). Attention à la descente à présent, symbolisée par la troisième étape de la déglutition... L'action combinée de la langue et des parois musculaires du pharynx, compresse le bol alimentaire et le conduit à l'entrée de l'Ssophage. Simultanément, L'ÉPIGLOTTE s'abaisse sur l'entrée de la trachée, pour empêcher que la nourriture y pénètre (PHOTO). Si nous "avalons de travers", (trou du dimanche), c'est que le bol alimentaire n'est pas suffisamment homogène (manque de mastication), ou que nous mangeons trop vite !!
Cette fois, le bol alimentaire entame véritablement sa mission. En entrant dans la quatrième phase de la déglutition, il s'enfonce maintenant dans l'Ssophage. (PHOTO) Sous l'action d'ultimes poussées de la langue et du pharynx, il franchit l'épiglotte et commence sa descente vers L'ESTOMAC, sous l'action complémentaire d'autres contractions musculaires que l'on nomme PÉRISTALTISME. Ce sont ces contractions qui nous permettent de pouvoir manger la tête en bas ! Quoi qu'il en soit, à l'envers ou à l'endroit... tout parvient à l'estomac ! Si vous entendez un grand " plouf " à l'arrivée... arrêtez le pinard ;-))
Nous voici maintenant dans l'estomac ; après avoir franchi sans même nous en rendre compte le CARDIA, sorte de clapet dont la mission consiste à éviter les remontées acides, en obstruant la base de l'Ssophage. Car l'estomac précisément, pour malaxer les aliments, a besoin de sucs très puissants (qui contiennent notamment de l'acide chlorhydrique), produits par ses propres GLANDES DIGESTIVES. Heureusement, le Corps est bien fait et pour protéger l'estomac de l'hyper-acidité, il est doté de glandes muqueuses qui sécrètent un MUCUS, qui tapisse les parois de l'estomac et le protège de cet acide (PHOTO).
Le rôle de l'acide chlorhydrique dans les sucs gastriques, est de détruire les micros-organismes dangereux, présents dans la nourriture. Les sucs gastriques contiennent aussi deux enzymes : la PEPSINE qui décompose les protéines et la LIPASE qui participe à la gestion des graisses. Ils possèdent enfin une protéine qui permet l'assimilation de la vitamine B12. Après avoir été soumis plusieurs heures à un puissant malaxage et à l'action des sucs gastriques, les aliments partiellement digérés constituent le CHYME. Ce dernier est expulsé par un sphincter, le PYLORE (PHOTO) dans la partie supérieure de l'intestin grêle le DUODÉNUM (PHOTO).
Une fois engagés dans le duodénum, les aliments ne sont plus qu'une sorte de liquide acide pâteux. Pour que le processus digestif se poursuive, c'est maintenant que les autres organes entrent en action. Le PANCRÉAS (PHOTO) tout d'abord, sécrète des enzymes digestives et des substances alcalines qui contiennent du bicarbonate ; dont le rôle est de neutraliser l'acidité du chyme. Ces substances renferment également des enzymes qui participent à la transformation et à la digestion des composants alimentaires, en intervenant dans la modification des glucides et des protides.
Dans le cas des graisses, comme elles ne sont pas solubles dans l'eau, les enzymes ne peuvent pas les transformer directement. C'est là, que la bile intervient. Sécrétée par le FOIE (PHOTO), elle est tout d'abord stockée dans la VÉSICULE BILIAIRE (PHOTO), qui lui fait prendre 90% de son eau. Déversée dans le duodénum par le CANAL CHOLÉDOQUE, la bile émulsionne les graisses en minuscules gouttelettes. Celles-ci demeurent en suspension dans le contenu aqueux des intestins, où les enzymes peuvent alors les dissocier.
A ce stade, l'on peut dire que la première partie de la digestion est accomplie. Mais le rôle de l'appareil digestif, ne se borne pas à cette métamorphose des aliments. Car, par définition, il est en charge d'absorber les éléments nutritifs des aliments. De fait, il est plus aisé de comprendre que le cycle complet se répartit en trois phases :
DIGESTION : de 12 h à 20 h ;
ASSIMILATION : de 20 h à 04 h ;
ÉLIMINATION : de 04 h à 12 h.
Retrouvons donc notre Chyme, après l'alchimie qu'il vient de subir dans le duodénum, à l'intérieur de la seconde partie de l'intestin grêle : le JÉJUNUM puis de la troisième partie : L'ILÉON (PHOTO). C'est ici, entre le Jéjunum et l'Iléon, que s'effectue l'essentiel de L'ABSORPTION. Les aliments digérés (Chyme) mettent, pour effectuer le trajet, ( environ 6 mètres), entre 1 et 6 heures ; la moyenne étant de 2 heures. La progression est assurée par les mouvements PÉRISTALTIQUES des muscles des parois intestinales (PHOTO). L'absorption des éléments nutritifs par les Vaisseaux Sanguins et Lymphatiques de ces parois, est facilitée par la structure particulière du revêtement intestinal.
La surface plissée des parois intestinales est considérablement augmentée par celle des millions de saillies : les VILLOSITÉS, et de renfoncements : les CRYPTES (PHOTO). Chaque villosité est recouverte de cellules ÉPITHÉLIALES (PHOTO). L'ensemble des saillies, augmente d'environ 600 fois la surface du revêtement. Si la paroi de l'intestin était lisse et non plissée, sa longueur serait de 3.6 km au lieu des 6 mètres !! Les nutriments, tels que les sucres et acides aminés, s'infiltrent à travers les cellules épithéliales dans les capillaires sanguins, pour être distribués dans le reste du corps.
Reste la dernière phase, la moins folklorique, même si parfois elle n'est pas dénuée d'humour, L'ELIMINATION ! Le Chyme quitte l'intestin grêle et parvient dans le CÆCUM (PHOTO). La durée de son parcours va s'échelonner ensuite, jusqu'à 14 h dans le Gros Intestin. C'est ici que l'eau du Chyme est réabsorbée, en laissant subsister des matières solidifiées, les SELLES, qui sont principalement composées de résidus non digestibles (des fibres notamment) et de bactéries. Les bactéries représentent à elles-seules 30% du poids à sec des selles. Celles-ci s'accumulent dans la partie terminale du côlon descendant, dans la région rectale, d'où elles sont évacuées par l'anus au moment de la défécation.
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